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Femmes

Lundi 20 novembre 2006

 

Collectif Droit des femmes 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris
tel 01 43 56 36 48,

mail colcadac@club-internet.fr

Pourquoi 48000 femmes sont-elles violées par an ?  Pourquoi une femme sur 10 est-elle victime de violences conjugales et pourquoi tous les quatre jours l’une d’entre elles meurt-elle sous les coups de leur conjoint ?Pourquoi par année 13% des femmes subissent-elles des agressions verbales dans l’espace public, et 9% au travail ?Pourquoi, au cours de leur vie 11% des femmes ont-elles été victimes d’agressions sexuelles ?


 POURQUOI, POURQUOI, POURQUOI ?
Il n’y a aucune réponse à ces pourquoi !

Ou plutôt si. Parce qu’elles sont des femmes. Et parce nous vivons dans une société, en France
au 21ème siècle, où, de fait, les femmes sont encore considérées comme inférieures et qu’on peut les insulter, les cogner, les violer, les tuer.

Mais il n’y a aucune raison de continuer à endurer cela !

Il n’y a aucune raison que seulement 8% de femmes osent porter plainte après un viol.


Il n’y a aucune raison qu’une femme victime de violences conjugales ait sa vie foutue en l’air par cette
violence.
Il n’y a aucune raison que les femmes éprouvent honte et culpabilité alors que leurs agresseurs ressentent rarement cela.

C’est à la société de prendre ses responsabilités

C’est à elle de faire appliquer les lois qui sont votées.
C’est à elle de protéger les femmes victimes.
C’est à elle de sensibiliser sur les violences faites aux femmes.
C’est à elle d’arrêter son double langage en condamnant les violences d’un côté et en laissant faire la
pub sexiste et la pornographie de l’autre.
C’est à nous toutes et tous de réagir quand nous sommes témoins de faits de violences à l’encontre
des femmes. Appeler Police secours ou tirer un signal d’alarme, c’est possible !
C’est à nous toutes et tous de considérer que les personnes prostituées sont des victimes et non des
délinquantes.


Ces violences ne doivent plus être tolérées !

Les Espagnols ont promulgué en décembre 2004 une loi-cadre contre la violence de genre qui
prévoit toute une série de mesures pour sensibiliser la société contre les violences, aider les
victimes et leurs proches, punir les agresseurs. Ce qui est possible à Bilbao, ne l’est-il pas à
Bayonne ?

FAISONS VOTER EN FRANCE UNE LOI CADRE
contre les violences faites aux femmes !

 

MANIFESTATION LE 25 NOVEMBRE
à 14h 30, place de la République !



Signatures : les Alternatifs, Association des Tunisiens en France, Atalante vidéos, ATTAC, CADAC, CGT, Chiennes de Garde, Collectif Barakat, Comité contre la double violence, Collectif de Pratiques et de Réflexions féministes « Ruptures », Coordination Lesbienne en France, ECVF, « Encore féministes ! », Fédération Léo Lagrange, Femmes en Noir, FSU, Groupe Femmes de Turquie, LCR, LDH, LMDE, LO, MFPF, Maisons des Femmes de Paris et de Montreuil, MJC, MMF, la Meute, Mix-Cité Paris, MJS, PCF, PS, Pluri-Elles Algérie, Rajfire, RLF, Réseau féministe « Ruptures », Solidaires, les Verts, UEC, UNEF
Par frambois'acide
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Mercredi 22 novembre 2006

 

Une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon
LE MONDE | 22.11.06 | 14h34  •  Mis à jour le 22.11.06 | 14h34


n France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon. Telle est la conclusion d'une étude rendue publique en conseil des ministres par Catherine Vautrin, ministre déléguée à la cohésion sociale et à la parité, mercredi 22 novembre, quelques jours avant la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, samedi 25.

 

"Le constat est dramatique, souligne Mme Vautrin. Les victimes, qui, contrairement à ce que l'on pense parfois, viennent de tous les milieux, ont souvent peur de parler. Pour les encourager à sortir du silence, nous allons lancer ces jours-ci une campagne de sensibilisation sur les violences conjugales et créer dès le début de l'année prochaine un numéro d'appel unique pour les victimes."

La justice commence à prendre la mesure de ces violences. Le procureur de Douai, qui a instauré en 2003 une politique de "tolérance zéro", fait figure de précurseur : les hommes violents sont systématiquement placés en garde à vue et nombre d'entre eux sont placés pendant quinze jours dans un foyer où ils sont tenus de participer à des groupes de parole.

"L'outil essentiel pour la prise en charge des sujets violents est la technique de groupe, notait le psychiatre Roland Coutanceau dans un rapport remis en 2005 à Mme Vautrin. Ces sujets, décrits comme banalisant les faits de violence, sont en quelque sorte "condamnés" à écouter d'autres un peu plus avancés sur le chemin de la réflexion, de la compréhension, de la capacité à exprimer leurs propres émotions."

Plusieurs parquets se sont inspirés de ces expériences. A Senlis, le procureur a instauré un système d'alternatives aux poursuites : si les violences sont légères, le parquet classe le dossier à condition que le mari participe à cinq séances d'une demi-journée. " Depuis le début de l'année, nous avons organisé trois stages qui ont réuni une cinquantaine de personnes, explique le procureur, Thierry Pocquet du Haut-Jussé. Grâce à ces groupes de parole qui sont animés par un psychologue et un juriste, beaucoup d'hommes se remettent en cause et réfléchissent à leur comportement."

Depuis le début de l'année, le parquet de Bordeaux a, lui aussi, recours à des "stages de citoyenneté". Dans le cadre des alternatives aux poursuites, les hommes violents doivent participer, pendant cinq semaines, à des groupes de parole de deux heures.

"Le cadre impose des règles précises, explique Philippe-Pierre Tedo, psychothérapeute de groupe pour une association bordelaise (l'ARESCJ). Ils payent 220 euros de leur poche, ils respectent la parole des autres, ils arrivent et repartent à heure fixe. Ces groupes réunissent des hommes de toutes origines sociales : dans le dernier, il y avait un RMiste, deux ouvriers, un enseignant et un chef d'entreprise."

Au cours de ces "stages", certains hommes violents parviennent à mettre des mots sur leurs actes. "Le groupe est la seule manière de les faire parler d'eux, poursuit M. Tedo. Ils évoquent la misère de leurs antécédents, leur passé de violence et, très vite, ils reconnaissent leurs actes et arrêtent de dire que tout est la faute de leur femme. Si l'histoire de leur couple a basculé dans la violence, c'est parce qu'aucun des deux n'a pu analyser la situation, parler, réfléchir." Le dossier est classé par le parquet à la fin du stage, mais, s'ils récidivent dans les trois mois, ils sont poursuivis.

Pour accueillir les victimes, le ministère avait décidé, en novembre 2005, de créer des familles d'accueil pour les femmes battues. Un an plus tard, le système commence tout juste à s'installer : la Réunion compte sept familles d'accueil et les départements de la Drôme et de l'Ardèche quatre. "Certaines femmes y restent quelques jours, d'autres cinq mois, précise le directeur de la Ddass de la Drôme, Alain Parodi. Cela leur permet de faire une pause." L'idée est de recréer un environnement familial autour de la victime. "Il y a, dans ce type d'accueil, une chaleur et une convivialité qui peuvent favoriser le dialogue, note Yves Zoogones, le directeur de l'association réunionnaise d'éducation populaire. Certaines de ces familles d'accueil ont été confrontées dans le passé à la violence, et elles ont une certaine empathie avec les victimes."


Anne Chemin

CHIFFRES

 

DÉCÈS.

Depuis le 1er janvier, 113 morts violentes ont été recensées au sein de couples ou d'ex-couples. "Près de 1/7e des décès sur le plan national sont commis dans la sphère privée", souligne l'étude. Les femmes représentent 83 % des victimes. Dans les cas de décès masculins, 66 % des femmes meurtrières avaient subi des violences conjugales.

 

 

INACTIVITÉ ET ALCOOL.

Dans plus de la moitié des cas, les auteurs n'avaient pas d'activité professionnelle : ils étaient retraités, chômeurs, en arrêt maladie ou en invalidité. Dans un quart des dossiers, il étaient sous l'emprise de l'alcool.

 



Article paru dans l'édition du 23.11.06



 

Par frambois'acide
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Vendredi 24 novembre 2006

Programme "Droits des Femmes"
Amnesty International Belgique Francophone

25 novembre-10 décembre : 16 jours d'activisme pour lutter contre les violences entre partenaires

Bruxelles, le 24 novembre 2006


Madame, Monsieur,


Du 25 novembre au 10 décembre, Amnesty International vous propose une action différente chaque jour en faveur d'un centre d'accueil de victimes de violences entre partenaires à travers le monde.
16 jours, 16 centres d'accueil

La violence domestique est partout. Une personne proche de vous en est victime. Au moins une femme sur trois, dans le monde, a été battue, contrainte à des rapports sexuels ou maltraitée au cours de sa vie. Le coupable est en général un membre de la famille ou quelqu'un que cette femme connaît. En Europe, une femme sur cinq est victime de violence de la part de son partenaire. Des hommes sont également victimes de ce phénomène mais ici l'ampleur du phénomène est différente.


Dès le 25 novembre, date de la Journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes, défendez les droits des femmes.

Pendant seize jours, jusqu'au 10 décembre, journée des droits humains, vous pourrez participer à plusieurs actions.

Dénoncez un véritable scandale en matière de droits humains et demandez aux gouvernements de respecter leurs obligations envers les femmes.

Un courriel ou un fax ajouté aux milliers d'autres pourra faire changer les choses.

Quotidiennement, des récits concernant des centres d'accueil seront mis en avant sur ce site et des actions seront recommandées dans le cadre de ce projet "16 jours, 16 centres d'accueil".

Agir contre la violence conjugale

Les centres retenus sont en Afrique du Sud, au Bahreïn, en Belgique, au Canada, dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), au Danemark, aux États-Unis, en France, en Géorgie, en Irlande, en Mongolie, au Pakistan, au Paraguay, en Russie, en Turquie et au Vénézuela.

Voir à partir de ce jour à l'adresse
http://www.amnestyinternational.be/doc/article9470.html

Merci pour votre solidarité.

Françoise GUILLITTE
Programme "Droits des Femmes"
Amnesty International Belgique Francophone
femmes@aibf.be
www.amnesty.be
www.droitsdesfemmes.net

Par frambois'acide
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Lundi 9 avril 2007

Nos principaux candidats passant leur temps à s'envoyer des invectives ou parlant de problèmes qui ne les interessent qu'eux-mêmes, voici un texte d'AMNESTY International Belgique sur le DARFOUR annonçant   le 29 avril une journée mondiale pour le DARFOUR.

 

in : http://www.amnestyinternational.be/doc/article10405.html

Protégez les femmes et les fillettes du Darfour !


Mise en ligne: le jeudi 5 avril 2007 par Françoise Guillitte

HalteDarfour

 

Il est impossible de savoir combien de femmes ont été violées depuis le début du conflit armé au Darfour (Soudan) en 2003. Elles se comptent certainement par milliers.

Une femme déplacée par le conflit a raconté à Amnesty International, en 2006, qu’elle avait été attaquée par des hommes en uniforme près de Goz Beïda, au Tchad : « Ils nous ont frappés et nous ont dit que nous, les Noirs, nous n’allions pas rester ici, qu’ils allaient tous nous éliminer. Ensuite, ils se sont emparés de ma demi-sœur, qui n’avait que dix ans. J’ai vu deux d’entre eux s’allonger avec ma demi-sœur. Ensuite ils sont partis. Quand nous sommes allées voir, elle était grièvement blessée et elle saignait. Elle a continué de perdre son sang pendant deux jours, puis elle est morte. »

Amnesty International demande une nouvelle fois le déploiement immédiat d’une force efficace de maintien de la paix afin de protéger les femmes et les fillettes du Darfour contre les violences sexuelles.

Participez à la journée mondiale pour le Darfour le 29 avril 2007

Pour en savoir plus sur les manifestations prévues : http://www.globefordarfur.org/fr

Pour en savoir plus sur la situation des femmes et des fillettes au Darfour et dans l’est du Tchad  :http://www.amnestyinternational.be/doc/article9985.html et http://www.amnesty.org/resources/pdf/sudan_crisis_2006/svaw_casesheet-fra.pdf

Pour agir contre la lapidation de deux femmes au Soudan, cliquez ici.

Par frambois'acide
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Dimanche 1 juin 2008
Par frambois'acide
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Mardi 6 janvier 2009


PETITION MISE EN LIGNE LE 3 JANVIER 2009

Des subventions de fonctionnement insuffisantes pour assumer un loyer dans des locaux adaptés à son activité : le Planning Familial de Marseille a été obligé de fermer son accueil au public.
Ce sont 5 000 personnes qui passaient cette porte chaque année pour trouver une écoute, un conseil, un accompagnement sur les questions liées à la vie affective et sexuelle. Ce sont aussi 2 000 patientes qui venaient bénéficier d’un suivi gynécologique confidentiel et gratuit.

Depuis le 23 décembre elles trouvent porte close, et ce sont elles qui sont pénalisées.
Il est urgent que le planning soit relogé dans des locaux décents et adaptés à l’accueil du public.
L’existence même de ces permanences est menacée par la baisse nationale des crédits alloués par l’état à cette activité.
Non aux économies sur les droits des femmes, sur la prévention et sur l’éducation à la sexualité de la jeunesse.


Pour signer la pétition

 

Par frambois'acide
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