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Vendredi 18 juillet 2008
C'est un texte qui pue l'autosatisfaction et la référence à Gilles de Rais est répugnante peut-être faudrait il que Monsieur le Ministre  reprenne ses livres d'histoire en même temps que son livre de conjugaison et de mathématiques.
Il ne  parle que d'élèves, d'écoliers, de lycéens  mais pas d'enfant.


 Le sarkozysme est l'allié de l'école, par Xavier Darcos
LE MONDE | 17.07.08 | 13h26  •  Mis à jour le 17.07.08 | 13h26

eut-on être sarkozyste et aimer l'école ? De pétition en cortège, de défilé rituel en occupation d'école, les détracteurs de la politique gouvernementale ont désespérément tenté d'apporter une réponse négative à cette question, avec des arguments qui m'ont souvent laissé perplexe. Veut-on apprendre aux élèves du primaire à lire, à écrire et à compter ? C'est pour les empêcher de penser, entonnent en choeur les pédagogistes, qui réclament d'urgence le statu quo. Propose-t-on, pour lutter contre les déterminismes sociaux, d'offrir aux élèves en difficulté des stages gratuits de remise à niveau pendant les vacances scolaires, autrefois réservés aux enfants des milieux les plus aisés ? C'est pour mieux les stigmatiser, affirment sans rire les élus socialistes, certains n'hésitant même pas à s'y opposer. Recueille-t-on l'adhésion massive des familles sur les réformes engagées ? Une infamie ! lit-on, dans ces pages mêmes, sous la plume de ceux qui invoquent sans modération l'esprit de Munich ou la Saint-Barthélémy. Et pourquoi pas Gilles de Rais ?
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Une fois passées la protestation systématique, l'indignation de circonstance et l'outrance rituelle, quel bilan peut-on faire de cette année scolaire ? Celui d'un système éducatif bien moins monolithique et rétif au changement que ne voudraient nous le faire croire les sempiternels pétitionnaires qui prétendent l'incarner. Je n'en citerai que trois exemples.

Premièrement, la réactivité de la communauté éducative a permis de mettre en oeuvre, en moins d'un an, une réforme complète de l'école primaire qui concerne 55 000 écoles, 380 000 enseignants et 5 millions d'écoliers. Dès la rentrée, de nouveaux programmes entreront en vigueur. Ils font une place plus importante aux savoirs essentiels liés à la lecture, à l'écriture et au calcul. Les parents pourront en suivre l'avancée grâce aux 4,5 millions de guides qui leur seront remis à la rentrée. Un traitement systématique de l'échec scolaire sera proposé grâce aux deux heures hebdomadaires qui seront consacrées au soutien des élèves en difficulté, et grâce aux stages gratuits de remise à niveau qui sont désormais proposés durant les vacances scolaires aux élèves de CM1 et de CM2.

Deuxièmement, notre système éducatif a su remettre en question le fonctionnement absurde de la carte scolaire. Désormais, la règle est celle de la liberté de choix de l'établissement d'inscription. Une régulation, par des critères précis et transparents, intervient lorsque la capacité d'accueil de l'établissement ne permet pas de satisfaire toutes les demandes. Les boursiers sociaux et les boursiers au mérite sont les premiers bénéficiaires de cette liberté nouvelle, qui n'est plus réservée à une minorité de passe-droits. Nous avons pris soin de maintenir à l'identique les moyens des établissements qui perdent des élèves. Comment peut-on continuer à affirmer que la suppression de la carte scolaire crée des ghettos scolaires, alors qu'elle en ouvre justement les portes ?

Troisièmement, j'ai pu constater que la maturité des lycéens permettait d'ouvrir, en toute franchise, un débat sur l'avenir du lycée. On aurait voulu qu'ils se contentent de porter des pancartes et de réciter des slogans rédigés par d'autres. Ils se sont révélés responsables, ouverts au dialogue et désireux de parler de la qualité des enseignements. La moitié des lauréats du baccalauréat de cette année échouera au cours des deux prochaines années : m'interdira-t-on de poser la question du fonctionnement du lycée, et, par exemple, de la filière scientifique, qui sélectionne les élèves davantage qu'elle ne les oriente ? Faudrait-il feindre de ne pas remarquer les résultats de la série économique et sociale au baccalauréat cette année, ou nier l'étiolement de la filière littéraire ? La "stratégie de Lisbonne" consacre la nécessité d'élever les qualifications : nous devons transformer le lycée pour y parvenir. Napoléonien, le lycée doit l'être dans son lien historique avec l'université. Mais il ne saurait le demeurer dans son organisation : ce sont les lycéens eux-mêmes qui le disent. Les lycéens de 2008 sont beaucoup plus mûrs que ne l'étaient leurs prédécesseurs. Ils sont plus lucides aussi, comme le montrent leurs demandes : plus d'encadrement, plus de soutien, plus d'aide à l'orientation.

Le monde enseignant est militant, facilement réactif, mais c'est lui qui conjure la fatalité sociale. Le projet éducatif de Nicolas Sarkozy a la même ambition. En affirmant la nécessité de donner plus à ceux qui ont moins, en n'hésitant pas à rompre avec des principes et des pratiques obsolètes, en rétablissant les valeurs du travail, de l'effort et du mérite, le président a réconcilié le projet politique et le projet scolaire autour d'une même vision du progrès partagé.

Depuis des décennies, l'institution scolaire s'en tient à une vision mécaniste du progrès social, comme si les évolutions de la société se résumaient au déplacement de masses d'élèves toujours plus considérables vers des niveaux de scolarisation et de qualification toujours plus élevés, grâce à la suppression progressive des obstacles susceptibles d'entraver la longue cohorte des générations scolaires de l'école primaire au collège, du collège au lycée, du lycée à l'université. Il faut se féliciter, bien sûr, de ce que notre société ait réussi la massification de son école. Mais massification n'est pas démocratisation. Et il n'est pas interdit de poser la question de la place qui revient aux personnes (l'élève, le maître, les familles) dans cette vision globale.

L'élève, d'abord. Les pédagogistes ont voulu le placer au centre du système éducatif, comme s'il fallait déduire de sa faculté d'apprendre, de comprendre et de restituer des savoirs, une forme de prescience égale au savoir du maître. Dans une telle conception, l'enfant n'a plus qu'à se laisser emporter par la dynamique scolaire qui, au gré des circonstances, l'entraînera vers une filière de qualification ou le laissera s'échouer parmi les 150 000 élèves qui sortent chaque année du système éducatif sans qualification ni diplôme. La réussite d'un élève, pourtant, n'a rien de mécanique. Elle résulte du savoir-faire de ses enseignants, des efforts qu'il produit, de la stabilité et du soutien qu'il reçoit dans son environnement familial et social. Autrement dit, chaque élève est un cas singulier. Aussi la personnalisation de l'enseignement voulue par Nicolas Sarkozy est une véritable révolution pédagogique et sociale, puisqu'elle permet de donner plus à ceux qui ont moins. Plus aux élèves de l'école primaire, avec les deux heures hebdomadaires et les stages gratuits de soutien personnalisé. Plus pour les collégiens, avec les deux heures quotidiennes d'accompagnement éducatif permettant de faire ses devoirs, de mener une activité culturelle ou une pratique sportive. Plus pour les lycéens des 200 lycées les plus en difficulté, dont les élèves pourront bénéficier d'un accompagnement personnalisé et de cours de soutien pendant les vacances scolaires.

Le maître, dont on a peu à peu affaibli la fonction et rabaissé le prestige. Il a connu la défiance, l'absence de reconnaissance, il a vu ses cris d'alarme détournés au service de slogans corporatistes. Les professeurs sont libres désormais de leurs méthodes, à partir du moment où ils en obtiennent des résultats. Ils ont reçu cette année, avec l'injection massive d'heures supplémentaires, l'équivalent de 1 milliard d'euros de pouvoir d'achat. Ceux qui accepteront de réaliser trois heures supplémentaires annuelles recevront, dès la rentrée prochaine, une prime de 500 euros. De même, une prime substantielle sera versée, cette année, aux enseignants récemment titularisés, prélude à la revalorisation des carrières qui accompagnera la réforme du recrutement.

Les familles, enfin, ont toute leur place au sein de la communauté éducative. Je veux rétablir le consensus qui les unit à l'école républicaine loin des arrière-pensées partisanes auxquelles voudraient les associer certains de ceux qui prétendent parler en leur nom. Elles ont désormais le droit de choisir leur établissement scolaire, dont elles pourront connaître les performances, et elles suivront les progrès réalisés en classe par leur enfant, grâce au livret qui leur sera remis à la rentrée, en primaire.

Assumer la liberté des élèves d'aller à leur rythme vers la réussite ; reconnaître et valoriser le mérite des enseignants ; accroître la place des parents au sein de la communauté éducative : sur ces trois ruptures majeures repose la réforme du système éducatif voulue par le président de la République. En rappelant que le vrai progrès social est celui qui assure la réussite de tous sans exception, Nicolas Sarkozy a levé le tabou d'une école qui a trop longtemps fermé les yeux sur ses échecs. Au fond, en dépit des caricatures entretenues par une minorité marginale, la France commence à comprendre que le sarkozysme est le meilleur allié de la cause de l'école.


Xavier Darcos est ministre de l'éducation nationale.

Article paru dans l'édition du 18.07.08
par frambois'acide publié dans : education
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Mercredi 21 mai 2008

20 mai 2008 - A l’école comme ailleurs, pas d’égalité sans mixité

> Communiqué LDH

L’Assemblée nationale vient d’adopter un projet de loi dont l’article 2 prévoit «  l’organisation d’enseignements par regroupement des élèves en fonction de leur sexe ».  Engagée de longue date dans la lutte contre les discriminations, la LDH demande fréquemment que soient prises des mesures de rattrapage en faveur de catégories discriminées, en l’occurrence les femmes, en vue d’une égalité réelle. Mais le gouvernement et sa majorité, en remettant en cause un principe aussi important que la mixité scolaire, nous renvoient plus de 30 ans en arrière. Et cela sans débat préalable, ni concertation avec les enseignants. 

Prétendre protéger les filles par le retour au passé et par la ségrégation est absurde et inacceptable. A quand des autobus et des wagons réservés aux femmes ? En réalité, toute séparation renforce le sexisme. Et les élèves féminines, qui présentent en moyenne les meilleurs résultats scolaires, ont besoin de la mixité comme instrument du vivre ensemble et apprentissage de l’autre à la conquête de l’égalité.

 

Paris, le 20 mai 2008.

 

par frambois'acide publié dans : education
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Mardi 13 mai 2008
Réseau education sans frontières


LYCÉENS, PARENTS, ENSEIGNANTS, les jeunes majeurs sans papiers ont besoin de votre soutien


 Rassemblement mercredi 14 mai 2OO8 à 13h 3O
devant le Rectorat de Paris (Sorbonne)
 47, rue des Écoles
 (métro Saint-Michel ou Odéon)


 Ils étudient en France depuis plusieurs années, après avoir suivi  leur scolarité au collège, ils préparent un BEP, un Bac Pro, un bac  général ou technologique.
 Le jour de leur 18 ans, ils sont devenus des sans papiers.
 Ils font partie intégrante de la communauté scolaire et pourtant ils vivent dans la peur constante de se faire arrêter.
Comme tous les jeunes ils ont des projets d'avenir, de formation et  d'études. Cependant, parce qu'ils n'ont pas de titre de séjour, ils  ne peuvent s'inscrire dans aucune université, ne  peuvent prétendre à  aucun stage en entreprise. Leur avenir est fortement compromis.
Mercredi nous demandons une audience au Recteur de l'académie de  Paris, pour qu'il appuie notre demande de rendez-vous, auprès de la  Préfecture, pour tous les jeunes majeurs scolarisés à Paris.

Mobilisons-nous, pour que tous ces jeunes obtiennent leur régularisation.


Pétition à signer : http://www.educationsansfrontieres.org/?article13126
 

RESF 75  avec le soutien de la FCPE 75, de la FERC-CGT, du SGEN-CFDT, du SNES, de la Fédération SUD EDUCATION et de l'UNL
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Mardi 13 mai 2008
Le flicage Base élève




Nous ne sommes pas un numéro 


Durée : 26 minutes - Réalisation : Frédéric Vidal - Production : Aime le mot dit
Téléchargez le film au format DivX [168 Mo] - Projections militantes libres !

Base Élèves est un fichier informatique, centralisé et partageable, qui regroupe des informations sur les enfants tout au long de leur scolarité. A partir de la conférence qui a eu lieu à l'IUFM de Marseille le 1er avril 2008 à l'initiative de la Ligue des droits de l'homme, et du rassemblement au Parc Chanot le 2 avril 2008 à l'appel du collectif Stop Fichage 13, ce film donne un apperçu des problèmes posés par la mise en place de cette base données.

In : http://www.documentaires.info/index.php?option=com_content&task=view&id=50&Itemid=1

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Mardi 22 janvier 2008

in : petition.bigbrotherawards.eu.org/Signez-la-petition-pour-le-retrait-de-Base-eleves#sp1


NOS ENFANTS SONT FICHÉS, ON NE S’EN FICHE PAS !

LES SIGNATAIRES DE CETTE PÉTITION NATIONALE RÉCLAMENT LA SUPPRESSION IMMÉDIATE DE BASE ELEVES

Bientôt, tous les enfants en âge d’être scolarisés qui résident en France seront fichés dans le système Base élèves 1er degré. Elaboré en l’absence de tout débat démocratique sur sa finalité, son fonctionnement, ses possibilités de croisement avec d’autres fichiers (police, justice,…), il est en voie de généralisation sur tout le territoire, après une simple déclaration à la Cnil le 24 décembre 2004. Sa mise en place rencontre de fortes oppositions de la part de parents d’élèves – mais nombre d’entre eux ignorent jusqu’à son existence –, d’enseignants, d’associations et d’élus. Des conseils municipaux se sont prononcés contre ce fichage, des parents le refusent, des directeurs d’école sont opposés ou réticents (ils sont alors soumis à de fortes pressions de leur hiérarchie)… mais rien ne semble pouvoir arrêter une administration qui minimise les dangers du système.

Des informations sur les enfants et leurs familles qui, jusqu’à présent, ne sortaient pas de l’école, deviennent partiellement accessibles aux maires, et remontent jusqu’à l’échelon académique, et même au niveau national avec un identifiant (la liste des informations se trouve en Annexe). Ces données transitent via Internet. Personne n’a oublié le scandale de juin 2007 qui a mis en évidence l’absence de sécurisation – tout un chacun pouvant avoir accès aux données personnelles des enfants et de leurs familles.

La plupart des données individuelles nominatives seront conservées quinze ans. La finalité affichée du traitement est d’« apporter une aide à la gestion locale des élèves, assurer un suivi statistique des effectifs d’élèves et permettre un pilotage pédagogique et un suivi des parcours scolaires ».

Mais dans la mesure où il va ficher tous les enfants – y compris ceux qui sont scolarisés dans leur famille – l’une des utilisations vraisemblables de ce système se trouve dans la Loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007. Cette loi place le maire « au centre de la politique de prévention » avec de nouveaux pouvoirs, en le faisant notamment bénéficier de la notion de « secret partagé » avec différents acteurs sociaux. Les enseignants sont associés à ce dispositif de contrôle social : l’article 12 de la loi modifie le Code de l’Education en précisant que les établissements scolaires « participent à la prévention de la délinquance ». Base élèves se situe donc dans la droite ligne du rapport Benisti qui, pour prévenir « les comportements déviants », préconise la détection précoce des troubles comportementaux infantiles dès la crèche…

Sous la pression d’un mouvement de protestation de parents d’élèves, d’enseignants et d’organisations de défense des droits de l’Homme, le ministère a annoncé le 5 octobre 2007 la suppression des champs relatifs à la nationalité (Annexe note(2)) – tout en maintenant le lieu de naissance.

Pour l’enfant, individu en devenir, toute information sortie de son contexte peut être source de discrimination. Confier autant de données personnelles à une administration qui pourra les faire circuler par Internet et les utiliser à des fins qui ne sont pas précisées, nous semble dépasser ce qui peut légitimement être exigé des familles. L’école doit rester un lieu protégé, un lieu où l’enfant doit pouvoir se développer sans être enfermé dans son passé.

Convaincus que les libertés individuelles sont trop importantes pour être abandonnées au bon vouloir des gouvernements et des administrations, nous demandons la suppression définitive du système Base élèves et des données déjà collectées.

Pétition mise en ligne à l’initiative du CORRESO (Collectif Rennais de Résistance Sociale), le 22/01/2008.

Texte finalisé par Line Lucas et Hélène Auneau (Rennes), Mireille Charpy (Grenoble) et François Nadiras (Toulon).


In : 

par frambois'acide publié dans : education
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