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Samedi 10 novembre 2007
J'ai trouvé sur le site d'ACT UP cette annonce :

Journée mondiale de lutte contre le sida

SIDA : à quand la parité ?

  Manifestation / vendredi 30 novembre / 18h30 / Porte Saint-Denis

 

 

Parce qu’en France, les femmes représentent 42% des nouvelles contaminations, il est urgent de renforcer la promotion et l’accessibilité des préservatifs masculins et féminins.

Parce que dans le monde, 48% des séropositifs sont des séropositives, il est inacceptable que la recherche ne s’occupe pas des conséquences du virus et des traitements sur le corps des femmes.

Manifestons pour que les femmes ne soient plus les oubliées de l’épidémie.

Cette manifestation viendra clore la première journée du colloque interassociatif « Femmes et VIH » qui se tiendra les 30 novembre et 1er décembre 2007 au Théâtre du Gymnase à Paris. Programme et inscriptions sur le site du planning familial.
par frambois'acide publié dans : Sida
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Samedi 15 septembre 2007

Réaction d'ACT UP suite aux propos de Manuel Valls

IN  www.actupparis.org/article3143.html


Lettre ouverte à Manuel Valls

Manuel Valls doit retirer ses propos sur l’immigration et s’excuser

publié en ligne : 12 septembre 2007

 
Réaction d’Act Up-Paris aux récents propos sur l’immigration du député PS.

Paris, le 12 septembre 2007

A l’attention de Manuel Valls

Monsieur,

Association de personnes séropositives, Act Up-Paris se bat notamment pour le droit au séjour et aux soins des étrangèrEs vivant avec le VIH. C’est avec colère que nous avons pris connaissance de vos récents propos sur l’immigration (Les Echos et RTL, notamment).

Votre discours témoigne d’un réel mépris pour les étrangèrEs, les associations qui les soutiennent et d’une ignorance totale des réalités de terrain.

Vous proposez une « immigration économique, fondée sur des quotas, une formation des élites ». Que faites-vous des autres , les candidatEs au séjour qui ne rentreront pas dans les cases de votre pseudo-rationalité économique ?

Vous décrédibilisez le travail associatif, en ayant recours à la rhétorique démagogique de l’angélisme, qui vous sert à invalider celles et ceux qui défendent la notion de papier pour touTEs et de droit inaliénable à la libre circulation des personnes et au séjour. Chaque semaine, nous accueillons bénévolement une dizaine de personnes, dans des situations toutes plus scandaleuses les unes que les autres. Nous en tirons une expérience de terrain, et une expertise politique, qu’aucunE éluE ne pourra jamais avoir. Si vos propos étaient motivés par un quelconque pragmatisme politique, et non par pure stratégie politicienne, vous demanderiez, avant de vous prononcer, l’avis des associations ou encore des collectifs de sans-papiers, au lieu des les insulter publiquement.

Qu’avez-vous fait ces derniers mois pour éviter l’expulsion de malades du sida dans des pays où ils/elles ne seront pas soignéEs, ou encore d’homosexuelLEs dans des pays où ils/elles seront persécutéEs ? Qu’avez-vous fait ?
Nous, nous avons fait notre travail, bénévolement. Comment osez-vous ensuite parler d’angélisme ? Où êtes-vous quand nous devons affronter des préfectures qui transgressent la loi et refusent la régularisation pour soins à des malades du sida ? Où êtes-vous quand la droite démantèle l’accès aux soins des sans-papiers ? Avez-vous une idée de la détérioration des droits des étrangèrEs depuis 2002 ? Comment osez-vous dire ensuite qu’il faut faire un bout de chemin avec la majorité ?

Vous passez sous silence les problèmes réels que rencontrent les personnes, vous taisez les enjeux politiques de la loi à venir et vous vous déclarez même prêt à aggraver les conditions de vie des personnes en collaborant avec la droite pour restreindre le droit au regroupement familial. C’est insupportable.

Vous devez, pour le moins, des excuses au monde associatif. Nous vous demandons par ailleurs de venir un mercredi après-midi de septembre à une permanence d’Act Up-Paris, avant le vote définitif de la prochaine loi sur l’immigration, pour que vous ayez un minimum de connaissances de l’impact de ces textes sur les vies des personnes réelles.

Dans l’attente de votre réponse,

E. Château
Co-Président

Sarah Siné
C. Izambert
Permanence et commission étrangèrEs

par frambois'acide publié dans : Sida
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Mercredi 7 mars 2007

 

Lundi 12 mars 2007 de 19 heures à 22 heures,

Act Up-Paris vous invite à sa 63ème RéPI (réunion publique d’information).


Si les femmes séropositives représentent plus de 50 % des nouvelles contaminations, elles ne représentent qu’à peine 20 % des participantEs dans les essais et leurs spécificités ne sont pas prises en compte. Les traitements sont testés principalement sur des hommes, les effets indésirables qui s’ensuivent sont donc documentés sur le corps masculin. Mais quid des lipodystrophies chez les femmes, dont les cellules graisseuses sont en nombre plus important que chez l’homme ? Quid des problèmes cardio-vasculaires qui touchent des femmes séropositives plus jeunes que dans la population générale ? Quid des dérèglements hormonaux, préoccupation de certainEs médecins qui n’ont pas de réponse à nos interrogations ?

La prise en charge d’une femme séropositive doit tenir compte de sa spécificité : suivi gynécologique, contraception adaptée, place de l’IVG, etc. La ménopause s’accompagnant naturellement de modifications corporelles, avec le VIH et les antirétroviraux, des bouleversements inexpliqués surgissent et ont des conséquences en termes de suivi, d’interactions, voire de vieillissement prématuré qui commencent à peine à être prises en compte.

L’inégalité hommes/femmes n’est pas seulement un thème de campagne, elle reste problématique dans la prise en charge quotidienne des personnes vivant avec le VIH. Alors que le Viagra inonde le marché pour les hommes, existe-t-il un remède similaire pour les problèmes de sexualité des femmes séropositives ? La sexualité des femmes en général, et des femmes séropositives en particulier, reste du domaine du non-dit.

Une certitude : seule une mobilisation du monde de la recherche, des associations et des femmes séropositives elles-mêmes changeront la donne. Nos intervenantes viendront nous éclairer sur ces questions et toutes les autres qui touchent aux corps des femmes séropositives :

-  Dr Dominique Boubilley, Centre IVG de l’hôpital Louis Mourrier (Colombes 92), consultation de médecine générale à l’hôpital Marmothan (Paris 17ème), médecin généraliste ;
-  Dr Carine Favier, Responsable de la commission sida au Mouvement français pour le planning familial (MFPF), infectiologue à l’hôpital de Montpellier ;
-  Dr Pascale Leclercq, Hôpital Michallon de Grenoble, infectiologue, responsable du service des CISIH du CHU de Grenoble.

Cette réunion publique d’information aura lieu le lundi 12 mars 2007, de 19 H à 22 H
Centre Wallonie-Bruxelles, 46 rue Quincampoix Paris 4ème.
Métro : Châtelet, Les Halles ou Rambuteau.

Entrée libre.

par frambois'acide publié dans : Sida
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Mardi 19 décembre 2006

In http://www.actupparis.org/article2796.html

sida : où sont les candidatEs ?

La loi sur le handicap exclut les malades du sida. Mais QuelLE candidatE s’en soucie ?

publié le 1er décembre 2006

 
Aujourd’hui 1er décembre 2006, journée mondiale de lutte contre le sida, une vingtaine de miltantEs d’Act Up-Paris ont manifesté leur colère devant les locaux de la MDPH (ex-COTOREP) de Paris pour dénoncer l’exclusion des séropositifVEs de la reconnaissance du handicap et la gestion chaotique des demandes d’Allocation adulte handicapé (AAH). Act Up-Paris dénonce l’inadaptation de la loi sur le handicap de 2005 aux personnes atteintes de pathologies graves comme le sida.

La loi sur le handicap de 2005 qui était l’un des « grands chantiers » promis par le président sortant Jacques Chirac prétendait mettre en adéquation la loi française avec la définition européenne du handicap. Dans les faits, les textes d’application de cette loi excluent les malades atteintEs de pathologies lourdes d’une reconnaissance réelle de leur handicap et de l’accès au complément de ressource. Act Up-Paris dénonce ces textes et exige une révision de la loi sur le handicap.

A Paris et dans toute la France, Act Up-Paris constate depuis plusieurs mois de graves disfonctionnements dans le traitement des dossiers de reconnaissance du handicap par les CDAPH (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées). La création des MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) par la loi sur le handicap de 2005, loin d’avoir résolu les problèmes auxquels se heurtaient les malades avec l’ancienne COTOREP, semble au contraire avoir aggravé la gestion chaotique des demandes d’AAH (Allocation adulte handicapé) et des autres prestations de compensation du handicap pour les malades séropositifVEs.

Depuis 1999, les malades du sida se voient de plus en plus refuser la reconnaissance de leur handicap en raison d’une méconnaissance patente des réalités actuelles de la maladie. Nous constatons depuis plusieurs années des retards considérables dans l’examen des dossiers qui outrepassent les délais légaux de 2 mois et atteignent plus de 8 mois. Il est inacceptable et criminel que des malades atteintEs de handicaps majeurs liés à leur pathologie se retrouvent sans aucun revenu à cause de simples retards administratifs.

Pour faire valoir leurs droits, les malades sont confrontéEs à un véritable parcours du combattant. De multiples refus abusifs les contraignent à des recours amiables ou à produire une nouvelle demande d’examen pour pouvoir bénéficier d’une misérable prestation de 610 euros et 23 centimes avec laquelle ils et elles doivent manger, se loger et éventuellement se soigner.

Aujourd’hui près de 25% des séropositifVEs qui vivent en France sont en invalidité mais de plus en plus d’entre eux/elles se retrouvent au RMI faute d’une prise en compte du handicap lié à leur maladie. Or la précarité grandissante des malades anéantit aujourd’hui les progrès accomplis sur le plan thérapeutique.

Dans un contexte de forte banalisation de la maladie, l’accès même au minimum social des prestations handicap est contesté aux personnes séropositives. En effet, les critères d’attribution d’une reconnaissance de handicap ne correspondent absolument pas à la situation vécue par les malades atteintEs de pathologies lourdes. Dès lors que l’état de santé d’unE malade s’améliore, cette prestation est remise en cause. On cherche à pousser les séropositifVEs au retour à l’emploi. Pourtant, comment envisager, après dix voire vingt ans d’inactivité due à la maladie, le retour à l’emploi alors que les discriminations restent fortes et que les dispositifs actuels sont totalement inadaptés pour permettre à ceux et celles qui le peuvent et le souhaitent une réinsertion professionnelle ?

La loi sur le handicap de 2005 était censée favoriser l’emploi des personnes handicapées. Les dispositifs mis en œuvre sont totalement inadaptés à la situation des personnes atteintes de pathologies lourdes ou évolutives. Lorsqu’unE malade travaille, il/elle perd quasi systématiquement la reconnaissance de son handicap. Si par malheur il/elle n’est pas capable de continuer à travailler, si son état de santé se dégrade ou s’il/elle perd son emploi, il/elle a toutes les chances de ce retrouver au RMI. Dès lors, les malades qui cherchent à retravailler malgré toutes les embûches se trouvent encore plus fragiliséEs. Au lieu d’améliorer la situation des personnes séropositives, la loi sur le handicap les précarise donc encore plus.

Pour plusieurs malades étrangèrEs, la reconnaissance de handicap est établie en toute illégalité pour une durée correspondante à l’échéance du titre de séjour. Les CDAPH se font ainsi le relais d’une stratégie de harcèlement des malades étrangèrEs menée par la préfecture qui délivre des autorisations provisoires de séjour à répétition en dépit de la loi.

Ces refus de droits sont la conséquence directe d’une politique de maîtrise comptable des dépenses liées au handicap. Ce faisant, ils alourdissent encore plus le travail des CDAPH et aggravent les retards. Ces économies sur nos vies sont inadmissibles.

Act Up-Paris exige :
-  des candidatEs à l’élection présidentielle qu’ils et elles s’engagent à modifier la loi sur le handicap de 2005 pour garantir l’accès à la reconnaissance du handicap pour les personnes atteintes de pathologies lourdes ;
-  une revalorisation de l’Allocation Adulte Handicapée ;
-  que les associations de malades soient associées à la révision du guide barème prévue dans la loi qui n’est toujours pas produit ;
-  que des mesures urgentes soient mises en œuvre pour résorber les retards dans le traitement des demandes de prestation handicap ;
-  une formation du personnel des MDPH à la prise en compte des problèmes rencontrés par les personnes atteintes par les pathologies graves.

par frambois'acide publié dans : Sida
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Mercredi 16 août 2006

A l'occasion de la conférence internationale de Toronto (13-18 août 2006)

extrait de :http://www.actupparis.org/article2521.html

Logique d’actionnaires ou logique de malades ? le Norvir d’Abbott

publié le 16 août 2006

 
Aujourd’hui, des activistes de Corée, France, Etats-Unis, Inde, Japon, Thaïlande, Afrique du Sud, ou encore du Canada , dont des militantEs d’Act Up-Paris, ont investi l’espace libre que le laboratoire Abbott a laissé à la conférence sur le sida de Toronto, et l’ont utilisé comme leur propre stand. En effet, le cette firme pharmaceutique a finalement renoncé à l’emplacement qu’elle avait réservé (et qui figure sur tous les plans de la conférence). L’excuse officielle (de la bouche d’un de ses responsables) est qu’ils ont préféré donner l’argent prévu pour le stand à des oeuvres caritatives (sic). La vraie raison c’est qu’Abbott a préféré ne pas s’exposer aux critiques qui montent du monde entier sur une stratégie marketing innacceptable.

Le refus du laboratoire d’être visible à la conférence ne signifie qu’une chose : nos reproches, tant sur le prix du Kaletra que sur la question du Norvir, sont fondés. Plus tard le même groupe d’activistes a interrompu le symposium organisé par Abbott sur le thème, ô combien cynique, de « Overcoming Challenges in HIV Care : Every Step Matters ».

Dans sa formule actuelle, le Norvir, un médicament récemment lancé par Abbott et prescrit comme booster pour certaines antiprotéases utilisées dans les traitements antirétoviraux, doit être conservé dans un réfrigérateur. Ce n’est pas possible pour tout le monde : les malades qui vivent dans la rue, mal logéEs, en détention, ou encore celles et ceux qui vivent chez des personnes qui ne doivent pas connaître leur statut sérologique. Et bien sûr, les personnes qui vivent dans des pays chauds.

Abbott avait les moyens de mettre à disposition le plus tôt possible une formulation qui ne nécessite pas une conservation au frais. Mais le laboratoire, pour des raisons purement économiques, n’a pas tout mis en oeuvre pour que cette forme, dite « forme sèche » ou « Meltrex », soit disponible.

Nous demandons le développement de cette formulation du Norvir, et qu’elle soit accessible à tousTEs les malades.

par frambois'acide publié dans : Sida
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