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POLITIQUE

Vendredi 10 mars 2006

1)Arnaud Montebourg sera l'invité de l'excellente émission de Serge Moati sur France 5 "Ripostes" avec Olivier Besancenot, Marielle de Sarnez, Renaud Dutreil, Arnaud Trigano et Raphaël Cognet débattront dans la prochaine émission de "Ripostes" sur le thème " Villepin dans la tourmente ? "le dimanche 12 mars à 18h.

2)Je vous conseille aussi la manifestation paris du vivre ensemble http://www.parisduvivreensemble.org/

organisé par Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias, avec le soutien actif de nombreux partenaires, publics et privés, institutionnels et associatifs, ainsi que de nombreux médias," Le Pari(s) du vivre-ensemble "

proposera du 19 au 26 mars 2006 toute une série de manifestations ( débats citoyens, spectacles, concours et exposition photo, actions de formation, concours littéraire ) visant à la mise en valeur de la diversité culturelle de la capitale, à la promotion du dialogue entre populations d'origines diverses et à la lutte contre toutes les formes de discrimination.

Le pivot de cette semaine d'action sera le 21 mars 2006, Journée internationale de lutte contre les discriminations.

Accès libre et gratuit à toutes les manifestations prévues, dans la limite des places disponibles.

Inscription obligatoire

Pour télécharger le programme complet en format PDF, cliquer ici.

 Pour des raisons de sécurité et pour votre confort, il vous est recommandé de vous présenter au moins 30 à 45 mn avant le début des séances et des spectacles.

 

3) NON AUX EXPULSIONS !

Manifestation samedi 11 mars

Rendez-vous place du Châtelet à 14 h

12h00 au 1, rue Marcadet (m° marcadet-Poissonniers)

http://www.comite-actions-logement.org

 

Par frambois'acide
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Vendredi 17 mars 2006

Fraise des BOIS

 

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Fraise des bois, allez voir son blog c'est un mélange d'humeur, d'humour et de poésie.

A lire d'urgence Encyclopédie des nuisibles et les articles sur Georges Freche et Nicolas Sarkozy

http://mamilitance.blog.lemonde.fr/mamilitance/

Et le dernier article sur les pièces jaunes à Montélimar

http://mamilitance.blog.lemonde.fr/mamilitance/2006/03/les_comptes_de_.html

 

Frambois'acide

 

 

 

 

Par frambois'acide
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Dimanche 2 avril 2006

Entretien paru dans Libération du samedi 1er avril

 

CPE. Jacques Rancière, philosophe, dénonce une Ve République en décomposition:
"Un système qui gouverne sans le peuple"

Par Eric AESCHIMANN


Jacques Rancière, philosophe et professeur à Paris-VIII, vient de publier la Haine de la démocratie (éd. La Fabrique, 2005).

 

Au-delà de la crise sociale et politique, assiste-t-on à une crise de la démocratie ?

Le conflit actuel ne porte pas sur l'idée de démocratie, mais sur le rapport entre les institutions et la majorité du peuple. Nous pouvons tous faire le constat que le type de régime dans lequel nous vivons n'a pas grand-chose à voir avec l'idée qu'on se fait de la démocratie comme un système permettant à chacun de discuter et de décider d'une affaire commune. C'est un problème très ancien : la démocratie n'a jamais pu s'identifier simplement au régime représentatif. Mais s'y ajoute en France le facteur très particulier de l'épuisement du système politique de la Ve République, ses institutions, sa vie officielle, le type de relations entre les gouvernements et le peuple qu'elle a suscité. Nous vivons avec un système mis en place pour permettre à une forte minorité de gouverner sans problème ­ de gouverner sans le peuple. Le ralliement de la gauche à la logique majoritaire a entraîné la convergence des recrutements et des modes de fonctionnement et a abouti à un consensus programmatique entre droite et gauche. Aujourd'hui, c'est tout ce système qui est entré en décomposition.

A quand remonte ce processus de décomposition ?

Le 21 avril 2002 a montré que les socialistes n'ont rien de plus à apporter au peuple que leurs adversaires. Les socialistes avaient recueilli à leur profit les mouvements des années 60 et 70, mais ils ont épuisé leur capital d'adhésion, même imaginaire. Ils se sont retrouvés nus. Le système a réagi en faisant comme si de rien n'était. Le peuple qui était dans la rue a été appelé à faire pénitence et à voter Chirac pour sauver le système en place. Le référendum sur la Constitution européenne a marqué une nouvelle étape dans la rupture de l'alliance entre le peuple et le monde des gouvernants, composé d'experts et d'oligarques. Enfin, la crise des banlieues a montré l'incapacité de la société officielle à prendre en charge les inégalités économiques et sociales, mais aussi politiques.

La situation est-elle vouée à se dégrader ?

Ce n'est pas du côté des gouvernants, de ceux qui veulent les remplacer, ou de leurs experts qu'on peut attendre quelque chose. L'écart entre la vie officielle et le mouvement populaire peut continuer à se manifester sans s'aggraver. Les classes dirigeantes vivent avec l'idée d'avoir devant eux cinq ou dix crises de la même ampleur et d'en sortir chaque fois indemnes. La seule chose qui peut nous sortir de cette impasse est la constitution d'un mouvement démocratique qui se demande ce qu'il veut vraiment et se fixe des cibles à attaquer au lieu d'être seulement sur la défensive. On est dans un système qui semble exclure toute autre possibilité que la répétition à l'infini de son propre fonctionnement. Mais nous n'avons pas à avaliser cette logique. Il faut au contraire y opposer inlassablement l'affirmation de la politique comme la capacité de n'importe qui à discuter et à participer à la décision.

 

http://www.liberation.fr/page.php?Article=371700

(éd. La Fabrique, 2005).

(éd. La Fabrique, 2005).
Par frambois'acide
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Dimanche 9 avril 2006

Voici le mail envoyé le 9 avril par Info impartiale et pluraliste sur l'attaque dont ils sont victimes sur leur site (pas besoin de commenter l'état de notre démocratie)

Attaque contre la démocratie, l’information, la liberté d'expression  et notre site                                                   

 

 

 

 

Chers amis,

 Comme vous l’avez sans doute remarqué notre site « info impartiale et pluraliste » est pour le moment inaccessible. Rançon de la gloire, nous avons été victime, d’une attaque informatique qui paralyse actuellement notre fonctionnement.

Nos agresseurs sont visiblement des personnes expérimentées. Actuellement certains informaticiens chevronnés tentent de remettre en route notre site et découvrent peu à peu les moyens perfectionnés qui ont été mis en œuvre pour nuire à notre activité. Nous avons dans les derniers temps fait prévaloir le point de vue de l’information pluraliste et impartiale sur trois questions particulières :

 

 

  • la laïcité et la liberté d’information et de la presse à l’issue de l’affaire des caricatures de Mahomet.

     

  • la démocratie et la souveraineté populaire qui s’est exprimée le 29 mai et qui est aujourd’hui bafouée.

     

  • le CPE, son traitement médiatique, et la signification des mouvements massifs des jeunes et des salariés.

     

Voila ce que nos agresseurs veulent faire taire ! Voila ce qu’ils veulent censurer ! Cela en dit long sur leurs intentions et la signification de leurs actes contre le site que nous animons et autour duquel nous sommes des milliers rassemblés en réseau depuis le 29 mai 2005.

L’attaque dont nous avons été l’objet pour nous faire taire s’est produite après la journée de manifestations du 4 avril. Il n’est sans doute pas incongru de mettre en rapport l’apparition de notre réseau ce jour-là pour la première fois dans plusieurs villes de France par la diffusion d’un tract de soutien au mouvement des jeunes et des salariés au cœur des manifestations et l’agression dont nous avons subie.

 Si nous étions un journal, on ferait brûler notre imprimerie. Ou on nous interdirait de kiosque.

 Nous sommes un site alors on veut nous réduire au silence avec les moyens de l’informatique. Mais le sens est le même. La démocratie, le débat d’idées, la libre expression impartiale et pluraliste se trouvent menacés.

Nous allons rétablir nos moyens d’expression, en déplaise aux censeurs qui voudraient nous faire taire. Dés que possible vous recevrez donc la lettre N°11 qui développe notamment un dossier sur le CPE, la jeunesse, et le traitement médiatique et politique qui en a été fait.

 

Dés notre remise en route, nous comptons tous les uns sur les autres pour faire connaître plus encore notre réseau et le renforcer, seule réponse possible aux agressions que nous venons de subir.

 

Bien amicalement .Pour info impartiale. Le 9 avril 2006

 

 

Par frambois'acide
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Jeudi 25 mai 2006

Voici ce que j'ai trouvé sur le site de John Paul Lepers :

http://johnpaullepers.blogs.com/john_paul_lepers_leblog/2006/05/madme_encore_et.html

 

MADÂME, THOMAS, CARLIER ET MOF

UNE NOTE DE THOMAS BAUDER, DIT "LE ROUQUIN", OU "BOUCLE D'OR"
CO-AUTEUR DE "MADÂME, IMPOSSIBLE CONVERSATION"

Photo: Bob

Le_gothique_ou_un_roman_

Ce n’est un secret pour personne, je réalise des reportages pour l’émission de Guillaume Durand sur France2 CAMPUS. Cette semaine, je devais, à l’occasion de la sortie de son livre autobiographique, le cœur au ventre, me pencher sur la personnalité de Guy Carlier, le chroniqueur du Fou du Roi sur France Inter et de ONPP sur France3. Comme vous le savez, dans ses chroniques, Guy Carlier ne s’est pas privé d’éreinter plusieurs personnalités du paf, comme Carole Rousseau, Julien Lepers ou plus récemment Jean Marc Morandini. Mais il est une personne que Guy Carlier ne s’est jamais permis de moquer … c’est Bernadette Chirac !

Vous vous souvenez de la venue de cette dernière sur le plateau d’ONPP au moment de l’inauguration de la Maison des Adolescents (chapitre 26 de Impossible Conversation) et comment Madâme était venue faire la com’ de « son chantier présidentiel » à elle. A la fin de l’intervention de Bernadette Chirac, Guy Carlier s’était fendu d’une révérence toute particulière en proposant ses services pour aider les adolescents en proie aux troubles de l’alimentation. C’est cet extrait – entre autres que je voulais intégrer à mon portrait. Mais Marc Olivier Fogiel s’y est opposé.

Officiellement – c’est MOF qui me l’a indiqué au téléphone – Bernadette ne souhaite plus voir son intervention rediffusée. Et comme MOF est un « ami » de Madâme…
Accessoirement ce refus évite aussi que l’on rappelle que le mordant Carlier sait se faire caressant en certaines occasions.

Je dois avouer que lorsque MOF me reçut la semaine dernière pour me parler de Guy Carlier – c’était la première fois que nous nous rencontrions – il m’avait semblé moins « roquet » qu’à l’antenne, un peu plus « producteur » que journaliste certes, mais enfin, nobody’s perfect… Mais lorsque je l’appelais au sujet de cet extrait, de journaliste, comme de producteur de télévision et directeur d’agence de presse, il n’y en eu plus. Et c’est le proche de Bernadette qui prît sur lui de satisfaire la demande de Madâme. Vous ne verrez pas donc pas l’extrait de cet exercice de révérence en direct.

Aujourd’hui comme hier, personne à la télévision française ne prend ni ne prendra le risque de fâcher Madâme… Vivement 2007 !

La semaine prochaine je vous raconterai comment Ségolène Royal n’a pas respecté son engagement pour le portrait que je réalisais de son compagnon François Hollande et comment - et avec quel manque de tact - elle m’a proposé une bouteille de pineau des Charentes pour que je ne reparte pas les mains vides (véridique !)… vivement 2012 !

THOMAS BAUDER

 

No comment.

 Et en plus, un journailiste qui ne se contente pas d'une bouteille pineau!!!!!!!!!!!!!!

 

Frambois'acide

 


Par frambois'acide
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Lundi 17 juillet 2006

Michel Rocard juge le projet socialiste pour 2007 trop cher

L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard juge le projet socialiste "beaucoup trop cher", et dénonce la méthode qui a présidé à son élaboration et relève selon lui de la "bêtise sympathique".

Dans une interview publiée par le Journal du Dimanche, il dénonce aussi, sans nommer Ségolène Royal, la bulle médiatique qui fait aujourd'hui de la présidente du Poitou-Charentes la candidate favorite de l'opinion, à gauche, pour l'élection présidentielle de 2007.

Pour Michel Rocard, le projet socialiste, fruit d'une synthèse laborieuse entre les différents courants du PS, n'est pas à la hauteur des défis posés, selon lui, par le capitalisme financier - volatilité des marchés, valse des taux de changes, multiplication des OPA, destructions d'emplois ...

"Je ne suis même pas sûr qu'il les évoque", déclare-t-il. "Mais j'avais compris que tout était foutu dès lors que François Hollande (premier secrétaire du PS) avait décidé la règle de l'unanimité, c'est-à-dire la synthèse, une bêtise sympathique mais qui a engendré la confusion."

"Ce projet nous isole de nos alliés sociaux-démocrates européens, interloqués, et nous ridiculise un peu. Sans compter qu'il est beaucoup trop cher alors que nous aurons à désendetter l'Etat", ajoute-t-il.

Le PS évalue officiellement le coût de son projet à un peu plus de 30 milliards d'euros. L'UMP affirme pour sa part que les mesures proposées par le PS représentent in fine 115 milliards de dépenses publiques supplémentaires.

Michel Rocard, qui souhaite notamment un retour à des taux de change fixes et une réhabilitation des politiques publiques en matière d'emploi et d'infrastructures, s'en prend d'autre part aux médias, qu'il juge responsables du phénomène Royal.

Pour l'ancien Premier ministre, le fait que la campagne présidentielle de 2007 ait commencé si tôt "est une catastrophe et un vrai danger pour la France".

"Il est trop tard pour arrêter la course mais nous sommes fous de nous être ainsi laissé embarquer par les médias, qui nous ont imposé leur calendrier et leurs critères de sélection, d'où sont exclues évidemment l'expérience et la compétence."

"Or, comment confier un trente tonnes bourré d'explosifs à des gens qui n'ont jamais conduit de poids lourds ? Les médias tuent la politique", ajoute-t-il.

Pour Michel Rocard, "il est temps, pour calmer le jeu, de trouver un autre système que le suffrage universel direct" pour élire le président de la République : "Ou bien on ne lui laisse que des pouvoirs symboliques, ou bien on le fait élire par le Parlement."

Par frambois'acide
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Dimanche 27 août 2006

SR

Outreau. Ségolène Royal aux abonnés absents

Nommée ministre de l'Enseignement scolaire en 1997, Ségolène Royal s'était portée à la pointe du combat contre la pédophilie. La Belgique, ébranlée par l'affaire Dutroux, venait de défiler dans une «marche blanche». Concomitamment, la France apprenait aussi que Jacky Kaisersmertz, un enseignant pédophile, avait récidivé en profitant de la passivité de l'Education nationale. Réactive, Ségolène Royal avait publié une circulaire incitant les enseignants à dénoncer à la justice, avant enquête, tous les faits de nature à éveiller leurs soupçons. A cette époque, les voix qui s'élevaient, y compris parmi ses plus proches amis et conseillers, pour laisser place à la présomption d'innocence étaient soupçonnées par Ségolène Royal de «couvrir les pédophiles». Après le fiasco d'Outreau, et avec le recul, il serait précieux d'entendre le commentaire de l'ex-ministre sur l'emballement judiciaire. Et les propositions de la candidate à la candidature, tant sur la justice que sur la protection de l'enfance. Or, la favorite des sondages, sollicitée par Marianne, refuse de s'exprimer. Certains diront qu'il s'agit d'une suprême habileté, preuve d'une parfaite maîtrise de la communication. Il faut croire que l'art de la défausse appartient aussi à la panoplie de la modernité politique.

D.B.

IN : Marianne

http://www.marianne-en-ligne.fr/archives/e-docs/00/00/5A/63/document_article_marianne.phtml

Par frambois'acide
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Lundi 28 août 2006

In : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=65570

FRANCE •  Qui peut décrypter Jospin ?

L'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle n'a guère éclairci le feuilleton de la course à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007. Pour la presse européenne, si l'ancien Premier ministre Lionel Jospin a fait un retour remarqué, son intervention n'a pas été décisive.
Lionel Jospin
AFP
"Une voix qui flanche. Des mains qui se mettent à trembler. Un discours qui chancelle. Une silhouette qui se rassemble sur elle-même en un mélange inouï de colère, de tension et de douleur. Un silence, si lourd. Puis une larme qui perle au coin de l'œil, prestement mais pas assez rapidement essuyée pour n'être vue de tous." A l'instar des jeunes militants socialistes devant lesquels Lionel Jospin s'est exprimé dans le cadre de l'université d'été du Parti socialiste, du 25 au 27 août à La Rochelle, La Libre Belgique a attaché beaucoup d'attention aux explications de l'ancien Premier ministre français. A quelques semaines de l'investiture du candidat PS pour la présidentielle, décidée à la mi-novembre par les militants socialistes, Jospin "a fait l'événement". Le journal de Bruxelles n'est pas indifférent à cette "émotion manifestée publiquement", "celle d'un homme qui, depuis trente ans, traîne l'image d'un technocrate austère, doctrinaire et glacial". Cela dit, "Jospin se dégèle mais ne se dévoile pas", titre La Libre, qui semble rester sur sa faim.

Dans son mea culpa, Jospin a "admis qu'il n'avait jamais 'habité' sa campagne de 2002", qu'il n'avait pas "pris la mesure de l'état du pays, ni de la gauche". Par ailleurs, il a parlé de son échec comme d'une "expérience" et expliqué que son retrait de la vie politique était "motivé par sa volonté de servir et non de desservir son camp".

Les partisans de Jospin n'ont pas manqué de réagir aux "confessions" de l'ancien Premier ministre, observe
La Tribune de Genève. Pour Harlem Désir, fondateur de SOS Racisme, cité par le journal suisse, "il s'est passé quelque chose. Lionel Jospin a soldé le 21 avril 2002. C'est la première fois qu'il trouve les mots pour dire sa souffrance après cet échec et les raisons qui l'ont poussé à se retirer de la vie politique."

Mais au final, Jospin "a répété qu'il n'ajouterait pas 'la division aux divisions'", souligne La Libre. "Du coup, même les plus fins exégètes de la parole jospinienne et éminents spécialistes du PS se perdent en conjectures. Cette autocritique si inattendue doit-elle être comprise comme la formalisation définitive de son retrait ? Ou comme l'officialisation, fût-elle douloureuse, de la fin d'un cycle et l'annonce de son retour ?"

"Le mystère Jospin s'épaissit", remarque
Le Temps. "Est-il prêt, oui ou non, à se présenter contre Ségolène Royal et quelques autres pour obtenir l'investiture présidentielle du Parti socialiste français ?" s'interroge le quotidien suisse.

Qui croit encore en Jospin ? "Hors de son dernier carré de fidèles, peu de gens semblent croire qu'il est l'homme le plus qualifié pour mener la gauche à la bataille en 2007", note Le Temps. "Même les inconditionnels de l'ancien Premier ministre l'admettent : pour que leur champion soit candidat, il faudrait que d'autres présidentiables se retirent. Or personne ne semble pressé de lui céder la place." Le Temps titre ainsi de façon lapidaire : "L'éternel retour de Jospin agace les socialistes".

El País ne partage pas cet avis. "Jospin prend la tête du front contre Ségolène Royal", titre le grand quotidien espagnol, qui estime que "même s'il n'a pas révélé s'il rejoignait la liste des aspirants à l'Elysée, l'ancien Premier ministre et candidat malheureux à la présidentielle de 2002 a clairement démontré à La Rochelle que, d'une manière ou d'une autre, il articulera le front qui barre le chemin de Royal, dont il déteste la conception de la politique". Pour preuve, El País observe "les multiples flèches envenimées" lancées par Jospin sur la favorite des sondages, critiquant notamment les appels en faveur de la démocratie participative de Royal et sa façon d'éviter les questions de fond et de fuir le débat.

Néanmoins, d'après El País, le rôle de héraut du front anti-Ségolène pourrait être endossé par un autre prétendant, l'ancien ministre de l'Economie de Jospin, Dominique Strauss-Kahn, qui, dans un sondage publié par le journal Libération, renforce sa seconde position derrière Royal.

Quant à "la belle, élégante, irrésistible et souriante Ségolène, elle n'a pas encore gagné. Les 'éléphants' socialistes, une assemblée de mâles encombrés de vieux principes, font tout pour lui mettre des bâtons dans les roues", note
Die Welt. Reste que cette université d'été du PS français ne fait que compliquer le casse-tête du chef du parti, estime La Tribune de Genève. "La situation de François Hollande est baroque, presque schizophrénique. Ce jeune quinquagénaire est à la tête du Parti socialiste, ce qui, dans la plupart des démocraties européennes, en ferait le candidat naturel de la gauche modérée. Son épouse, Ségolène Royal, s'est découvert des ambitions présidentielles, soudaines et persistantes. Ses amis, Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang, voire Lionel Jospin, n'ont qu'un rêve : battre sa femme et gagner l'investiture socialiste."
Philippe Randrianarimanana
Par frambois'acide
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Lundi 28 août 2006

In http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=64933

FRANCE •  Ségolène Royal a raison de ne pas diaboliser Tony Blair

Anthony Giddens est le théoricien de la “troisième voie” à gauche et donc du blairisme. Il prend acte avec satisfaction du ralliement de Ségolène Royal. Mais a-t-elle bien compris la portée de dix années de réflexion ?
Voulant me renseigner sur Ségolène Royal, j’ai commencé par quelques recherches sur Google. La première occurrence fut : “Achetez Ségolène Royal sur eBay”. Je ne crois pas qu’elle soit vraiment à vendre, mais d’une certaine manière cela tombait fort à propos. Le site d’enchères est un bon exemple de la nouvelle économie, du progrès des technologies de l’information et de la mondialisation : des évolutions qui affectent toutes les sociétés occidentales, mais auxquelles la France a parfois du mal à s’adapter. A défaut d’innovation sur la scène politique, cette difficulté sera d’autant plus difficile à surmonter. La France est aujourd’hui l’exemple de ce que l’on pourrait appeler une société bloquée. C’est un pays qui s’est refermé sur lui-même.
La classe politique dans son ensemble a eu beaucoup de mal à prendre la mesure du changement. Les gouvernements de Lionel Jospin et ceux de Jacques Chirac ont une chose en commun : aucun n’a été capable de traiter les causes structurelles des problèmes socio-économiques qui affectent le pays. Le chômage reste obstinément élevé, notamment celui des jeunes et celui de longue durée. Seuls 63 % de la population active sont au travail, contre plus de 70 % dans les pays qui s’en tirent mieux, comme la Suède, le Danemark ou le Royaume-Uni. On ne s’étonnera pas que le système social français soit menacé, et même à court terme. Ségolène Royal a-t-elle la trempe pour changer tout cela ? Cela n’a rien d’évident. Malgré sa popularité, il lui manque encore une position politique claire, même si elle s’efforce manifestement d’en trouver une. Elle a émis quelques remarques que je trouve encourageantes et non conformistes, au moins par rapport à l’orthodoxie de la gauche française. Mais, d’un agenda économique cohérent, on ne voit encore que peu de signes. Comme Nicolas Sarkozy, elle souhaite une évolution du “modèle français”, mais se montre sensible au besoin de protéger les emplois et d’augmenter la sécurité face à la mondialisation.
Au grand dam de nombreux socialistes, elle parle de son admiration pour Tony Blair. Il se pourrait pourtant qu’elle ne comprenne pas vraiment la nature du blairisme, ni ce qui a porté à Tony Blair au pouvoir et lui a permis de le conserver pendant neuf ans. On a souvent décrit Blair comme un dirigeant dépourvu de vision politique pour l’avenir – une créature de l’âge des médias, tout dans la forme et sans aucune substance.

Copier les travaillistes, non ; S’en inspirer, oui !

On le voit aussi comme quelqu’un qui a dérivé à droite, trahissant les principes de la gauche. Les deux vues sont assez éloignées de la réalité. Personne ne peut gagner une élection grâce à son seul charisme, sans parler de mener des réformes, et il serait bon que Ségolène Royal le comprenne. Dix ans d’un travail politique précis et d’échanges approfondis avec des universitaires et des spécialistes des politiques publiques ont précédé l’arrivée de Blair au pouvoir. Le Parti travailliste n’a réussi dans son agenda politique que grâce à ce travail, qui continue toujours aujourd’hui.
Dans la gauche française, cet agenda est trop souvent caricaturé. Depuis que Tony Blair a pris ses fonctions, plus de 2 millions de personnes ont cessé d’être pauvres. L’Etat a été renforcé, et les prélèvements obligatoires atteignent aujourd’hui presque 42 % du PIB, soit la moyenne de l’UE. Le chômage des jeunes et le chômage de longue durée sont très bas. Avec plus de 75 % de la population active au travail, de grandes quantités d’argent public ont pu être investies dans la santé et l’éducation. Un salaire minimal national a été créé et a sensiblement augmenté depuis. La politique d’activation du marché du travail garantit aux salariés qui perdent leur emploi d’en retrouver un autre. L’économie a fait mieux que la plupart des autres pays de l’OCDE depuis 1997, sans parler de ceux de l’UE.
Je ne suggère pas ici que Ségolène Royal ou les autres éventuels candidats de centre gauche devraient copier l’agenda travailliste. La France a besoin de réformer son système social et son marché du travail pour parvenir à produire plus d’emplois ; elle doit prendre des mesures pour aider les petites entreprises et, avant tout, réformer son Etat. C’est à la division du marché du travail français qu’il faut s’attaquer, puisqu’il est aussi mal organisé économiquement qu’injuste socialement. Le principe de “protéger les salariés, pas les emplois” est le seul compatible avec ces deux objectifs, comme l’ont montré non seulement le Royaume-Uni mais aussi les pays scandinaves.
Si Ségolène Royal réussit à devenir candidate, puis présidente, elle aura besoin non seulement d’un agenda cohérent, mais aussi de beaucoup de volonté et de détermination. Mais ne me faites pas dire, de grâce, qu’elle devrait être une Margaret Thatcher de centre gauche ! Mme Thatcher a vraiment fait beaucoup de mal à la Grande-Bretagne. Aujourd’hui, le thatchérisme est mort. S’il était à vendre sur eBay, personne n’en voudrait.
Anthony Giddens
Financial Times
Par frambois'acide
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Samedi 30 septembre 2006

 

 

Entretien pour Politis

Logo_politis 

Vous trouverez ci-après le texte de l'entretien qui est paru dans Politis cette semaine :

La multiplication des candidatures traduit-elle l’incapacité de la gauche antilibérale à s’unir ?

Clémentine Autain : Non. Dans un processus innovant par rapport aux traditions qui ont été celles des organisations partie prenante du rassemblement, il est normal qu’aucune personnalité incontestable s’impose. La question est de savoir quel profil peut fédérer ces différentes sensibilités. C’est un choix politique. Pour moi, le critère déterminant est de savoir qui permettra le consensus le plus large pour que personne ne sorte du cadre de la photo. Le trip de la Cinquième République, avec l’homme providentiel qui a rencontré le pays, n’est pas l’état d’esprit de la campagne très collective que nous voulons mener.

 

 

 

Comment voyez-vous cette campagne ?

 

Ce qu’on a inventé à l’occasion du référendum européen doit nous inspirer. D’abord une campagne de contenu : on intéresse les citoyen-ne-s à la politique quand s’affrontent des visions de la société. Or, j’ai la conviction que nous sommes la seule alternative crédible et durable à Nicolas Sarkozy. Quand il prône l’ultra-libéralisme et l’autoritarisme, nous affirmons les valeurs de solidarité, d’émancipation -individuelle et collective -, de développement humain. Nous devons combattre la droite dure sur le fond, en lui opposant sur tous les terrains la cohérence d’une perspective de transformation sociale authentiquement de gauche. Ensuite, dans la campagne contre le traité européen, il n’y avait pas un grand chef qui expliquait d’en haut ce qu’il fallait faire mais un mouvement circulaire où chacun-e pouvait s’approprier un bout de la campagne. De ce point de vue, Internet a joué un rôle déterminant. Avec un collectif de porte-parole, toutes les sensibilités peuvent être représentées et nous pouvons reproduire en 2007 l’alchimie victorieuse du 29 mai.

 

Sur le programme, des désaccords subsistent. Quelle est votre position sur le nucléaire ?

C’est l’un des points d’équilibre qu’il nous faut trouver. Celui ou celle qui figurera sur le bulletin de vote devra en tout cas défendre la position commune. Ceci dit, on doit pouvoir partager les termes du débat et l’objectif. Devant la question de la fin du pétrole, comment faire face aux enjeux énergétiques et partager les ressources partout dans le monde, sans mettre en danger la planète ? Les économies d’énergie, la maîtrise publique de l’énergie et le fait de préserver les ressources naturelles, sont des points sur lesquels, je pense, on est tous d’accord. Diversification des sources d’énergie, transparence, précaution, sûreté, démocratie,: voilà le socle commun. En tout état de cause, il est fondamental qu’EDF-GDF reste à 100 % public en sorte qu’il puisse y avoir une maîtrise démocratique de ces enjeux.

 

Et sur la question du droit de vote des étrangers ?

Je suis favorable au droit de vote des étrangers. Cette position est largement partagée. Plus globalement, n’oublions pas ce qui nous rassemble est supérieur à ce qui nous divise et les choses doivent être dynamiques. Il est fini le temps où on savait exactement, dans le détail, tout ce qu’on allait faire dans les 100 premiers jours et même après (et qu’on ne faisait pas… !). Si on croit à la démocratie, il faut accepter que toutes les discussions ne soient pas closes. D’autres débats extrêmement intéressants nous animent : travail-revenu, croissance-décroissance… Je ne viens pas de la tradition de la décroissance. Je pense qu’il faut développer des activités utiles qui répondent aux besoins. Mais les questions soulevées par cette mouvance m’intéressent parce qu’elles interrogent le type de croissance et de développement que l’on veut. La rencontre de traditions différentes est féconde.

 

Est-il envisageable de conserver dans le rassemblement à la fois des socialistes et la LCR ?

Le texte Ambition-Stratégie, adopté le 10 septembre, me paraît acceptable à la fois par la LCR et un certain nombre de militants socialistes anti-libéraux. Nous y affirmons notre volonté de battre la droite et l’extrême droite, notre ambition d’être majoritaire et notre refus de participer à un gouvernement dominé par le social-libéralisme, en précisant que l’orientation de la direction actuelle du PS ne permet pas d’envisager des accords parlementaires. Si une équipe se met en mouvement, il y aura une dynamique populaire qui peut convaincre très largement, inciter de nombreux militants, aujourd’hui indécis, à nous rejoindre. Je ne me résous pas à ce qu’une majorité à gauche soit engluée dans une logique de renoncement.

 

Vous refusez  un accord avec le PS mais travaillez avec Bertrand Delanoë. N’est-ce pas contradictoire ?

Si la demande de la LCR est que tous les élus communistes, de la gauche des Verts ou de la gauche du PS quittent les exécutifs locaux, il n’y aura jamais d’accord ! Avoir des élus constitue un point d’appui pour notre projet de transformation sociale et pour nos luttes. J’ai fait le choix en 2001 d’être dans la majorité de gauche pour battre la droite qui dirigeait Paris depuis un siècle. Notre programme se situait en totale rupture avec ce qui se faisait avant. Par ailleurs, les bases d’accord que l’on peut avoir avec les socialistes à l’échelon local ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux que l’on peut concevoir à l’échelon national. Si une dynamique unitaire anti-libérale nous rassemble en 2007 et que l’on est ensuite en situation de porter des listes aux élections locales ensemble, il faudra le faire.

 

Le fait d’être apparentée communiste peut-il représenter une porte de sortie acceptable pour le PCF, qui a dû mal à faire admettre la candidature de sa secrétaire nationale ?

Militante féministe, membre active de la Fondation Copernic et investie depuis quinze ans dans les mouvances alternatives, ma trajectoire m’a ouverte aux apports des différentes sensibilités de notre collectif. Je suis élue apparentée communiste et donc proche de la force politique la plus importante de notre rassemblement. Ma relation avec cette tradition, sans être membre et sans porter toute l’histoire de ce qu’a été le PCF, peut être un atout. Cette proximité permet aussi de dire aux communistes que leur tradition est féconde dans le rassemblement.

 

On voit peu de jeunes dans les collectifs. Comment leur donner envie de participer à ce rassemblement ?

C’est un très gros enjeu. Les jeunes ont été les acteurs des mouvements sociaux les plus importants de ces dernières années (contre la loi Fillon, révoltes dans les banlieues, mouvement anti-CPE). Leur présence est forte aussi dans l’altermondialisme ou dans les mobilisations anti-guerre. Mais dans nos espaces politiques, ils sont largement sous-représentés. Si nous arrivons à un accord et faisons irruption dans le débat public avec des aspirations portées par les mouvements de jeunes, beaucoup pourraient venir grossir nos rangs, apporter du contenu et de l’énergie.

Nous avons besoin d’idées neuves. Les nouvelles générations, qui ont grandi avec la chute du Mur de Berlin et qui n’ont pas les mêmes repères, peuvent nous aider à penser le projet de transformation sociale du XXIe siècle, qui articule un modèle économique anti-libéral avec les exigences écolos, féministes et démocratiques. Pour le construire en termes de propositions concrètes, mais aussi nous aider à trouver les mots d’aujourd’hui. Nous nous définissons en contre – antilibéraux – mais nous sommes orphelins de mots, nous n’avons pas encore de terme pour dire quelle est notre utopie commune.

Propos recueillis par MICHEL SOUDAIS

http://www.politis.fr/article1818.html.

Par frambois'acide
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