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Lundi 28 août 2006

In http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=64933

FRANCE •  Ségolène Royal a raison de ne pas diaboliser Tony Blair

Anthony Giddens est le théoricien de la “troisième voie” à gauche et donc du blairisme. Il prend acte avec satisfaction du ralliement de Ségolène Royal. Mais a-t-elle bien compris la portée de dix années de réflexion ?
Voulant me renseigner sur Ségolène Royal, j’ai commencé par quelques recherches sur Google. La première occurrence fut : “Achetez Ségolène Royal sur eBay”. Je ne crois pas qu’elle soit vraiment à vendre, mais d’une certaine manière cela tombait fort à propos. Le site d’enchères est un bon exemple de la nouvelle économie, du progrès des technologies de l’information et de la mondialisation : des évolutions qui affectent toutes les sociétés occidentales, mais auxquelles la France a parfois du mal à s’adapter. A défaut d’innovation sur la scène politique, cette difficulté sera d’autant plus difficile à surmonter. La France est aujourd’hui l’exemple de ce que l’on pourrait appeler une société bloquée. C’est un pays qui s’est refermé sur lui-même.
La classe politique dans son ensemble a eu beaucoup de mal à prendre la mesure du changement. Les gouvernements de Lionel Jospin et ceux de Jacques Chirac ont une chose en commun : aucun n’a été capable de traiter les causes structurelles des problèmes socio-économiques qui affectent le pays. Le chômage reste obstinément élevé, notamment celui des jeunes et celui de longue durée. Seuls 63 % de la population active sont au travail, contre plus de 70 % dans les pays qui s’en tirent mieux, comme la Suède, le Danemark ou le Royaume-Uni. On ne s’étonnera pas que le système social français soit menacé, et même à court terme. Ségolène Royal a-t-elle la trempe pour changer tout cela ? Cela n’a rien d’évident. Malgré sa popularité, il lui manque encore une position politique claire, même si elle s’efforce manifestement d’en trouver une. Elle a émis quelques remarques que je trouve encourageantes et non conformistes, au moins par rapport à l’orthodoxie de la gauche française. Mais, d’un agenda économique cohérent, on ne voit encore que peu de signes. Comme Nicolas Sarkozy, elle souhaite une évolution du “modèle français”, mais se montre sensible au besoin de protéger les emplois et d’augmenter la sécurité face à la mondialisation.
Au grand dam de nombreux socialistes, elle parle de son admiration pour Tony Blair. Il se pourrait pourtant qu’elle ne comprenne pas vraiment la nature du blairisme, ni ce qui a porté à Tony Blair au pouvoir et lui a permis de le conserver pendant neuf ans. On a souvent décrit Blair comme un dirigeant dépourvu de vision politique pour l’avenir – une créature de l’âge des médias, tout dans la forme et sans aucune substance.

Copier les travaillistes, non ; S’en inspirer, oui !

On le voit aussi comme quelqu’un qui a dérivé à droite, trahissant les principes de la gauche. Les deux vues sont assez éloignées de la réalité. Personne ne peut gagner une élection grâce à son seul charisme, sans parler de mener des réformes, et il serait bon que Ségolène Royal le comprenne. Dix ans d’un travail politique précis et d’échanges approfondis avec des universitaires et des spécialistes des politiques publiques ont précédé l’arrivée de Blair au pouvoir. Le Parti travailliste n’a réussi dans son agenda politique que grâce à ce travail, qui continue toujours aujourd’hui.
Dans la gauche française, cet agenda est trop souvent caricaturé. Depuis que Tony Blair a pris ses fonctions, plus de 2 millions de personnes ont cessé d’être pauvres. L’Etat a été renforcé, et les prélèvements obligatoires atteignent aujourd’hui presque 42 % du PIB, soit la moyenne de l’UE. Le chômage des jeunes et le chômage de longue durée sont très bas. Avec plus de 75 % de la population active au travail, de grandes quantités d’argent public ont pu être investies dans la santé et l’éducation. Un salaire minimal national a été créé et a sensiblement augmenté depuis. La politique d’activation du marché du travail garantit aux salariés qui perdent leur emploi d’en retrouver un autre. L’économie a fait mieux que la plupart des autres pays de l’OCDE depuis 1997, sans parler de ceux de l’UE.
Je ne suggère pas ici que Ségolène Royal ou les autres éventuels candidats de centre gauche devraient copier l’agenda travailliste. La France a besoin de réformer son système social et son marché du travail pour parvenir à produire plus d’emplois ; elle doit prendre des mesures pour aider les petites entreprises et, avant tout, réformer son Etat. C’est à la division du marché du travail français qu’il faut s’attaquer, puisqu’il est aussi mal organisé économiquement qu’injuste socialement. Le principe de “protéger les salariés, pas les emplois” est le seul compatible avec ces deux objectifs, comme l’ont montré non seulement le Royaume-Uni mais aussi les pays scandinaves.
Si Ségolène Royal réussit à devenir candidate, puis présidente, elle aura besoin non seulement d’un agenda cohérent, mais aussi de beaucoup de volonté et de détermination. Mais ne me faites pas dire, de grâce, qu’elle devrait être une Margaret Thatcher de centre gauche ! Mme Thatcher a vraiment fait beaucoup de mal à la Grande-Bretagne. Aujourd’hui, le thatchérisme est mort. S’il était à vendre sur eBay, personne n’en voudrait.
Anthony Giddens
Financial Times
par frambois'acide publié dans : POLITIQUE
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Lundi 28 août 2006

In : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=65570

FRANCE •  Qui peut décrypter Jospin ?

L'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle n'a guère éclairci le feuilleton de la course à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007. Pour la presse européenne, si l'ancien Premier ministre Lionel Jospin a fait un retour remarqué, son intervention n'a pas été décisive.
Lionel Jospin
AFP
"Une voix qui flanche. Des mains qui se mettent à trembler. Un discours qui chancelle. Une silhouette qui se rassemble sur elle-même en un mélange inouï de colère, de tension et de douleur. Un silence, si lourd. Puis une larme qui perle au coin de l'œil, prestement mais pas assez rapidement essuyée pour n'être vue de tous." A l'instar des jeunes militants socialistes devant lesquels Lionel Jospin s'est exprimé dans le cadre de l'université d'été du Parti socialiste, du 25 au 27 août à La Rochelle, La Libre Belgique a attaché beaucoup d'attention aux explications de l'ancien Premier ministre français. A quelques semaines de l'investiture du candidat PS pour la présidentielle, décidée à la mi-novembre par les militants socialistes, Jospin "a fait l'événement". Le journal de Bruxelles n'est pas indifférent à cette "émotion manifestée publiquement", "celle d'un homme qui, depuis trente ans, traîne l'image d'un technocrate austère, doctrinaire et glacial". Cela dit, "Jospin se dégèle mais ne se dévoile pas", titre La Libre, qui semble rester sur sa faim.

Dans son mea culpa, Jospin a "admis qu'il n'avait jamais 'habité' sa campagne de 2002", qu'il n'avait pas "pris la mesure de l'état du pays, ni de la gauche". Par ailleurs, il a parlé de son échec comme d'une "expérience" et expliqué que son retrait de la vie politique était "motivé par sa volonté de servir et non de desservir son camp".

Les partisans de Jospin n'ont pas manqué de réagir aux "confessions" de l'ancien Premier ministre, observe
La Tribune de Genève. Pour Harlem Désir, fondateur de SOS Racisme, cité par le journal suisse, "il s'est passé quelque chose. Lionel Jospin a soldé le 21 avril 2002. C'est la première fois qu'il trouve les mots pour dire sa souffrance après cet échec et les raisons qui l'ont poussé à se retirer de la vie politique."

Mais au final, Jospin "a répété qu'il n'ajouterait pas 'la division aux divisions'", souligne La Libre. "Du coup, même les plus fins exégètes de la parole jospinienne et éminents spécialistes du PS se perdent en conjectures. Cette autocritique si inattendue doit-elle être comprise comme la formalisation définitive de son retrait ? Ou comme l'officialisation, fût-elle douloureuse, de la fin d'un cycle et l'annonce de son retour ?"

"Le mystère Jospin s'épaissit", remarque
Le Temps. "Est-il prêt, oui ou non, à se présenter contre Ségolène Royal et quelques autres pour obtenir l'investiture présidentielle du Parti socialiste français ?" s'interroge le quotidien suisse.

Qui croit encore en Jospin ? "Hors de son dernier carré de fidèles, peu de gens semblent croire qu'il est l'homme le plus qualifié pour mener la gauche à la bataille en 2007", note Le Temps. "Même les inconditionnels de l'ancien Premier ministre l'admettent : pour que leur champion soit candidat, il faudrait que d'autres présidentiables se retirent. Or personne ne semble pressé de lui céder la place." Le Temps titre ainsi de façon lapidaire : "L'éternel retour de Jospin agace les socialistes".

El País ne partage pas cet avis. "Jospin prend la tête du front contre Ségolène Royal", titre le grand quotidien espagnol, qui estime que "même s'il n'a pas révélé s'il rejoignait la liste des aspirants à l'Elysée, l'ancien Premier ministre et candidat malheureux à la présidentielle de 2002 a clairement démontré à La Rochelle que, d'une manière ou d'une autre, il articulera le front qui barre le chemin de Royal, dont il déteste la conception de la politique". Pour preuve, El País observe "les multiples flèches envenimées" lancées par Jospin sur la favorite des sondages, critiquant notamment les appels en faveur de la démocratie participative de Royal et sa façon d'éviter les questions de fond et de fuir le débat.

Néanmoins, d'après El País, le rôle de héraut du front anti-Ségolène pourrait être endossé par un autre prétendant, l'ancien ministre de l'Economie de Jospin, Dominique Strauss-Kahn, qui, dans un sondage publié par le journal Libération, renforce sa seconde position derrière Royal.

Quant à "la belle, élégante, irrésistible et souriante Ségolène, elle n'a pas encore gagné. Les 'éléphants' socialistes, une assemblée de mâles encombrés de vieux principes, font tout pour lui mettre des bâtons dans les roues", note
Die Welt. Reste que cette université d'été du PS français ne fait que compliquer le casse-tête du chef du parti, estime La Tribune de Genève. "La situation de François Hollande est baroque, presque schizophrénique. Ce jeune quinquagénaire est à la tête du Parti socialiste, ce qui, dans la plupart des démocraties européennes, en ferait le candidat naturel de la gauche modérée. Son épouse, Ségolène Royal, s'est découvert des ambitions présidentielles, soudaines et persistantes. Ses amis, Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang, voire Lionel Jospin, n'ont qu'un rêve : battre sa femme et gagner l'investiture socialiste."
Philippe Randrianarimanana
par frambois'acide publié dans : POLITIQUE
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Dimanche 27 août 2006

SR

Outreau. Ségolène Royal aux abonnés absents

Nommée ministre de l'Enseignement scolaire en 1997, Ségolène Royal s'était portée à la pointe du combat contre la pédophilie. La Belgique, ébranlée par l'affaire Dutroux, venait de défiler dans une «marche blanche». Concomitamment, la France apprenait aussi que Jacky Kaisersmertz, un enseignant pédophile, avait récidivé en profitant de la passivité de l'Education nationale. Réactive, Ségolène Royal avait publié une circulaire incitant les enseignants à dénoncer à la justice, avant enquête, tous les faits de nature à éveiller leurs soupçons. A cette époque, les voix qui s'élevaient, y compris parmi ses plus proches amis et conseillers, pour laisser place à la présomption d'innocence étaient soupçonnées par Ségolène Royal de «couvrir les pédophiles». Après le fiasco d'Outreau, et avec le recul, il serait précieux d'entendre le commentaire de l'ex-ministre sur l'emballement judiciaire. Et les propositions de la candidate à la candidature, tant sur la justice que sur la protection de l'enfance. Or, la favorite des sondages, sollicitée par Marianne, refuse de s'exprimer. Certains diront qu'il s'agit d'une suprême habileté, preuve d'une parfaite maîtrise de la communication. Il faut croire que l'art de la défausse appartient aussi à la panoplie de la modernité politique.

D.B.

IN : Marianne

http://www.marianne-en-ligne.fr/archives/e-docs/00/00/5A/63/document_article_marianne.phtml

par frambois'acide publié dans : POLITIQUE
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Samedi 26 août 2006

Chasse à l’enfant, saison d’automne

La tribune de Richard Moyon, porte-parole de Réseau éducation sans frontières (RESF)




La mobilisation de tous ceux qui s’indignent qu’on procède à des expulsions en famille a obligé monsieur Sarkozy à retarder à deux reprises l’ouverture de la chasse à l’enfant. Une première fois en octobre 2005 en suspendant l’expulsion des scolaires et de leurs parents jusqu’aux 30 juin, une seconde fois le 13 juin dernier avec sa circulaire qui promettait la régularisation des parents vivant en France depuis plus de deux ans, ayant des enfants nés en France (ou arrivés avant l’âge de 13 ans) et scolarisés depuis un an. Cette circulaire avait soulevé d’immenses espoirs. C’était la possibilité entrevue de ne plus vivre dans la terreur permanente de l’arrestation, de travailler normalement et d’élever dignement les enfants pour les parents, celle de poursuivre leur scolarité jusqu’au bout pour les enfants. Des milliers de candidats s’étaient rués vers les préfectures.

Hélas, les promesses n’ont pas été tenues : redoutant la surenchère de l’extrême droite s’il procédait à un grand nombre de régularisations, Nicolas Sarkozy n’a pas trouvé le courage politique de régulariser ceux qui devaient l’être, comme cela se fait en Espagne, en Italie, en Allemagne, etc. Tout au contraire, il a donné la consigne à ses préfets de ne procéder au total qu’à cinq ou six mille régularisations, quel que soit le nombre de dossiers reçus. Résultat : conformément aux ordres du ministre déguisés en “estimations”, 80% des 30 000 dossiers seront rejetés. Depuis le 13 août, les refus pleuvent et Nicolas Sarkozy annonce à cor et à cri l’ouverture de la saison d’automne de la chasse à l’enfant (“les familles qui ne seront pas régularisées ont vocation à être expulsées”, répète-t-il).

En réalité, la traque a déjà commencé. A Cachan où des centaines de familles chassées du bâtiment qu’elles occupaient ont été jetées à la rue et sont menacées d’expulsion, papa-maman menottés et entravés comme des bêtes sous les yeux des enfants. Le 28 août, Jeff, lycéen de 19 ans, sera embarqué de force vers le Nigéria, pays qu’il a fui après l’assassinat de sa mère, opposante au régime. Bien évidemment, et heureusement ces faits indignes font réagir.

La solidarité s’organise autour des 1 000 de Cachan. Ses profs et ses camarades seront à Roissy quand Jeff sera mis dans l’avion. Et, plus largement, dès la rentrée, dans tous les établissements, parents, enseignants, élèves se mobiliseront pour s’opposer aux expulsions et exiger la régularisation des élèves et de leurs familles. Les expulsions massives de familles sont aussi intolérables à l’automne 2006 qu’elles l’étaient au long de l’année 2005-2006 ou cet été. Elles seront combattues de la même manière.


IN http://www.metrofrance.com/site/impression_art.php?id_cont=60495
par frambois'acide publié dans : RESF
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Samedi 26 août 2006


Alliance Montebourg-Royal des intérêts bien compris

PS. Le courant d’Arnaud Montebourg a confirmé hier, à huis clos, son soutien à Ségolène Royal. Partagés, les militants devront valider cette option.

Fouras (Charente-Maritime).

À l’issue de longues heures de négociations à huis clos, le conseil d’administration du courant Rénover maintenant (RM) du député PS Arnaud Montebourg est finalement parvenu à une position commune, hier midi. Les débats de ses militants, réunis à Fouras jusqu’à ce matin, en prélude à l’université du PS qui s’ouvre ce jour à La Rochelle, ont buté sur la décision personnelle de leur leader de soutenir Ségolène Royal dans la course à l’Élysée. À 66 voix pour, 4 contre et 4 abstentions, la direction de RM a « confirmé le choix d’Arnaud Montebourg », commente Thierry Mandon, porte-parole du courant. Pour les militants, c’est le choix de la raison. « La majorité a voulu trancher, c’est un choix par défaut pour battre la droite, qui n’efface pas les critiques sur le passé récent de Ségolène Royal, avec son « oui » virulent à la constitution européenne et ses positions sécuritaires », se souvient Jean-Paul, adhérent à Paris. La stature d’Arnaud Montebourg a pesé lourd dans la conversion de Milena, jeune recrue de Saint-Ouen, prête à le suivre jusque dans son soutien à Ségolène Royal, même si la députée demeure à ses yeux « la copie édulcorée de Sarkozy ».

Mais tout n’est pas encore joué : les militants doivent encore se prononcer localement cet automne sur le choix du CA. Pour Michael Moglia, secrétaire général de Rénover maintenant, qui n’exclut pas une candidature alternative comme celle de Laurent Fabius, « c’est aux adhérents de trancher une fois que tous les prétendants seront officiellement déclarés ».

Une partie de Rénover maintenant a décidé de ne pas capituler devant sa direction. « Plusieurs militants de grosses fédérations, comme celle du Pas-de-Calais, de l’Hérault ou des Bouches-du-Rhône, disent : " si on suit Ségolène Royal jusqu’au bout, je rends ma carte " », rapporte David, jeune militant des Pyrénées-Orientales. Une grosse minorité des membres de RM ne croient pas que la favorite au PS puisse incarner les aspirations sociales que leur mouvement prétend défendre. « On pensait qu’Arnaud était l’homme avec le bon profil pour mobiliser toutes les gauches », explique Éric Loiselet, responsable de la communication interne. Selon lui, le renoncement du « candidat du coeur » s’explique par son refus de « mener une bataille perdue d’avance contre l’appareil du PS ». Pour se consoler, certains, comme Milena, font le rêve un peu fou d’un tandem « Ségolène Royal à l’Élysée et Arnaud Montebourg premier ministre d’une VIe République »...

Sébastien Crépel et Grégory Marin

par frambois'acide publié dans : Renover maintenant
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