Constitution d’un Réseau d’Education sans Frontières dans le Val d’Oise
Il y a urgence !
Le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents tombera. Des milliers d’enfants, de jeunes et leurs familles risquent l’expulsion en masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis. Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom. Chacun avec les moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. S’ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police.
Nous ne laisserons pas se commettre des infamies en notre nom ! Nous vous appelons à signer et à faire signer la pétition en ligne. http://www.educationsansfrontieres.....
Nous vous appelons à apporter votre soutien et à prendre contact avec RESF95.
Adresse mail resf95@yahoo.fr.
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INFORMATION
AUX ECOLES ET ETABLISSEMENTS SCOLAIRES
Vous avez connaissance :
- d’un élève mineur dont les parents sont demandeurs d’asile ou sans papiers.
- d’un jeune majeur dans la même situation.
Alors n'hésitez pas à contacter le Réseau Éducation sans frontières
resf95@yahoo.fr
Un élève se fait connaître comme étant dans l’une de ces situations, quelle aide pouvez-vous lui apporter ?
Dans un premier temps :
- Définir les adultes référents à qui l’élève pourra confier sa situation et qui pourront l'informer sur ses droits à qui l’élève pourra confier sa situation et qui pourront l'informer sur ses droits
- Définir l'action à mener qui peut être mise en place avec l'aide du réseau RESF local ci-dessus : dialogue avec la Préfecture, action juridique éventuelle, pétitions, mobilisation… qui peut être mise en place avec l'aide du réseau RESF local ci-dessus : dialogue avec la Préfecture, action juridique éventuelle, pétitions, mobilisation…
- Définir la mobilisation, de l’accompagnement à la Préfecture en passant par la médiatisation :
- C lettre de l’équipe pédagogique (papier à entête de l’établissement et tampons officiels, signatures) à joindre à tous les dossiers en Préfecture,
-
C pétition auprès des enseignants, des élèves et leurs parents, des personnes extérieures à l’établissement (voir avec le jeune et sa famille) pour exercer une pression sur les autorités et susciter un courant de sympathie et de solidarité,
- C délégation en Préfecture (avec dépôt de pétitions et d’autres documents), accompagnement au Tribunal Administratif ou autre
- C manifestation – campagne publique.
à qui l’élève pourra confier sa situation et qui pourront l'informer sur ses droits qui peut être mise en place avec l'aide du réseau RESF local ci-dessus : dialogue avec la Préfecture, action juridique éventuelle, pétitions, mobilisation…
Extrait de la circulaire concernant la scolarisation des nouveaux arrivants et des enfants du voyage :
En l'état actuel de la législation, aucune distinction ne peut être faite entre élèves de nationalité française et de nationalité étrangère pour l'accès au service public de l'éducation. Rappelons, en effet, que l'instruction est obligatoire pour les enfants des deux sexes, âgés entre six et seize ans, qu'ils soient français ou étrangers, dès l'instant où ils résident sur le territoire français. Les personnes responsables, au sens de l'article L.131-4 du code de l'éducation, d'un enfant de nationalité étrangère soumis à l'obligation scolaire, sont donc tenues de prendre les dispositions prévues par la loi pour assurer cette instruction. En outre, la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 20 novembre 1989, ratifiée par la France, garantit à l'enfant le droit à l'éducation en dehors de toute distinction qui tienne à sa nationalité ou à sa situation personnelle.
BO SPECIAL N°10 du 25 avril 2002 http://www.education.gouv.fr/bo/2002/special10/default.htm
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COMMUNIQUE DE PRESSE
95
Le mardi 10 mai dernier à Cergy, les organisations départementales présentes ont décidé la constitution du Collectif RESF95.
Les premiers signataires sont :
ATMF, ATTAC CERGY, FCPE, FSU, ICEM, LDH, LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT, RESOCI, SGEN-CFDT
Ce collectif est ouvert à toutes les organisations et tous les individuels qui veulent faire respecter le droit de vivre en France et de poursuivre leur scolarité pour tous les enfants, quelque soit leur origine et nationalité.
Ces derniers mois, les personnels, les parents et les élèves d’établissements scolaires ont obtenu de haute lutte la régularisation d’élèves et de parents d’élèves sans papiers que des lois iniques menaçaient d’expulsion. Des élèves que rien n’aurait distingués de leurs camarades si leurs vies n’avaient été gâchées depuis leur majorité par le refus des autorités de leur accorder le titre de séjour leur permettant de vivre normalement avec leurs familles. La mobilisation des personnels, des élèves et des parents, de leur quartier, les relais qu’ils ont su trouver auprès de personnalités locales et nationales, de centaines d’anonymes aussi, l’écho que la radio, la télévision et la presse ont parfois donné à leur action ont permis d’arracher ces jeunes à la clandestinité. Tout est bien qui finit bien pour ceux-là.
Pourtant, pour quelques cas résolus, des milliers d’autres jeunes, d’enfants, d’étudiants également subissent, eux aussi, le drame de la privation du droit à une existence décente, l’obsession d’être condamnés au dénuement et aux conditions de vie indignes auxquels sont réduits les sans-papiers.
Il est inconcevable d’imaginer nos élèves, les copains de nos enfants, menottés, entravés, bâillonnés et scotchés à leurs sièges d’avion pendant que leurs camarades étudieraient paisiblement Eluard (" J’écris ton nom, Liberté ") ou Du Bellay (" France, mère des arts, des armes et des lois ") ; et que, sans trembler, on effacerait des listes les noms et prénoms des bannis.
Il est du devoir des enseignants, des personnels des établissements scolaires, des élèves eux-mêmes et de leurs parents mais aussi des associations (parents d’élèves, défense des droits de l’homme, anti-racistes) et des organisations syndicales et autres d’agir pour tirer ces jeunes de la situation qui pourrit leur vie.
Mais agir aussi pour faire la démonstration aux yeux de nos élèves et de nos enfants, que les discours sur les " valeurs " ne sont pas des mots creux.
Agir, enfin avec les jeunes eux-mêmes. Qui, s’ils sont associés à des combats justes, renoueront avec des traditions de solidarité, de combat collectif qui leur permettront peut-être, leur vie durant, de faire en sorte que le monde dans lequel ils sont appelés à vivre soit ouvert à tous.
Adultes et jeunes des établissements scolaires constituent une force. Elle doit peser pour que cesse la situation d’exclusion que vivent les élèves sans papiers.
Nous appelons au développement d’un réseau de solidarité avec les jeunes sans papiers scolarisés,à l’image de celui qui existe au plan national.
Nous appelons toutes celles et tous ceux, jeunes sans papiers scolarisés, enseignants, personnels d’éducation, parents d’élèves, élèves et étudiants, juristes et avocats, mais aussi organisations syndicales, associations, partis attachés à combattre l’injustice et enfin tous ceux que révolte l’oppression à s’associer à cet appel, , à entrer en contact avec nous, à recenser les jeunes en difficulté, à constituer des équipes qui les aident à peser de tout le poids du milieu scolaire pour mettre un terme à des situations insupportables.
Il y a urgence !
Le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents tombera. Des milliers d’enfants, de jeunes et leurs familles risquent l’expulsion en masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis. Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom. Chacun avec les moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. S’ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police.
Nous ne laisserons pas se commettre des infamies en notre nom !
Nous vous appelons à signer et à faire signer la pétition en ligne.
http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=24
Nous vous appelons à apporter votre soutien et à prendre contact avec RESF95.
Adresse mail resf95@yahoo.fr
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