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Mercredi 31 mai 2006

Vigoureuses critiques de Montebourg sur l'ébauche de projet socialiste

Agence France Presse / 31-05 / 13:47:10

 

Arnaud Montebourg a vigoureusement critiqué mercredi le document de synthèse présenté par la commission du projet socialiste, "tisane gestionnaire froide", selon lui.

Il a aussi marqué son désaccord avec la méthode prévoyant que les adhérents voteront sur un seul texte, sans amendements.

"C'est une grave déception", a dit le député de Saône-et-Loire devant la presse, au lendemain de la discussion du texte devant le bureau national du parti. Il a évoqué un projet "frileux et conformiste, sans audace et sans ambition".

M. Montebourg et ses amis sont les seuls à ne pas avoir signé la synthèse du Congrès du Mans, en novembre. Ils ont alors quitté le courant "Nouveau parti socialiste" et créé la sensibilité "Rénover maintenant".

Pour lui, "les leçons du 21 avril 2002 ne sont pas tirées", et notamment "la question centrale de l'impuissance du politique". "Il faut apporter une vision bouleversante qui déplace l'ordre des choses", a-t-il estimé, regrettant que le PS, "parti du mouvement", "se noie dans une tisane gestionnaire froide".

Demandant que le parti "se ressaisisse", il a annoncé le dépôt d'une série d'amendements au texte qui doit être discuté mardi par un nouveau bureau national élargi à la commission du projet.

Les amendements porteront notamment sur la réforme des institutions et la VIème république ("45% du parti est pour", a-t-il affirmé), la régulation du capitalisme financier, la politique de l'emploi (avec par exemple la mise en place d'un système de bonus-malus social dans les entreprises), la relance de l'Europe, la recherche...

Il a soulevé le "problème démocratique" que pose, selon lui, la méthode, avec un texte unique, d'ailleurs "inférieur" à la synthèse votée au Mans, sans vote des amendements par les militants, "sans débat à l'intérieur du parti". "Une méthode bureaucratique, et non pas démocratique", a-t-il insisté.

Thierry Mandon, maire PS de Ris-Orangis, incriminant le "centralisme non démocratique" du PS, a précisé que le vote dans les sections des partisans de "Rénover maintenant" serait fonction du "sort réservé" à leurs amendements.

Interrogé sur sa candidature éventuelle à l'investiture présidentielle, M. Montebourg a indiqué que "ce sera(it) abordé" quand le PS disposera de son projet définitif. "C'est sûr que ne pas avoir un projet satisfaisant et ne pas avoir de candidat qui porte nos idées, ça fait beaucoup pour le mouvement rénovateur", a-t-il glissé.

 

© AFP.

par frambois'acide publié dans : Projet socialiste
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Dimanche 28 mai 2006

Christophe de Ponfilly est mort

 

Je vous renvoie sur le blog de Pierre Assouline http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/2006/05/pour_saluer_pon.html#comment-346519

Article du Nouvel Observateur

Christophe de Ponfilly
est décédé

Le journaliste Christophe de Ponfilly, spécialiste de l'Afghanistan et Lauréat du prix Albert-Londres, est décédé à l'âge de 55 ans.

  Christophe de Ponfilly (photo d'archive - 2002)
Christophe de Ponfilly (photo d'archive - 2002)
 


Christophe de Ponfilly, écrivain et documentariste spécialiste de l'Afghanistan, qui avait contribué à la renommée du commandant Massoud, est décédé cette semaine à l'âge de 55 ans, a-t-on appris dimanche auprès de l'agence Interscoop dont il était l'un des fondateurs. Lauréat du prix Albert-Londres, il était l'auteur de nombreux ouvrages et documentaires sur l'Afghanistan et avait longuement côtoyé Ahmad Shah Massoud, l'un des chefs de la résistance afghane à l'occupation soviétique dans les années 80. Ce dernier a été assassiné dans son fief du Panchir par deux faux journalistes deux jours avant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

L'étoile du soldat

Christophe de Ponfilly mettait actuellement la dernière touche à "L'étoile du soldat", un film de fiction tourné dans le Panchir et qui relate le revirement d'un soldat russe, fait prisonnier par la résistance afghane et qui finit par épouser la cause de ceux qu'il est censé combattre. Il venait de publier au début du mois chez Albin Michel le roman de cette histoire inspirée d'un fait réel.

 


Parmi ses autres livres, il avait publié en 1998 un portrait intitulé "Massoud l'Afghan" (Arte Editions/Editions du félin).

Des projets inachevés

Lillanna Champenois, secrétaire générale de la rédaction de l'agence Interscoop que Christophe de Ponfilly avait fondé avec Frédéric Laffont en 1983, assure qu'il avait "beaucoup de projets". Il était père de quatre enfants. "Je pense qu'une caméra peut être une arme bien plus efficace qu'une kalachnikov", expliquait-il en mars dernier dans un échange avec des internautes sur le site d'information www.afghana.org. "Et j'ai trop horreur des armes et de ce qu'elles font subir aux hommes pour avoir la tentation de vouloir en saisir une", ajoutait-il en réponse à un interlocuteur qui lui demandait s'il n'avait pas eu la tentation de s'engager aux côtés de Massoud. AP

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http://www.afghana.org/html/article.php?sid=2113

Hommage : Ponfilly rejoint Massoud par Françoise CausseEditos, Analyses, Presse

Grand reporter, Prix Albert Londres, réalisateur, co-fondateur de l’agence de presse Interscoop et écrivain, Christophe de Ponfilly a été retrouvé mort, en forêt de Rambouillet, samedi 20 mai au matin. Selon des proches, la mort par suicide remonterait au mardi. Celui qui aura grandement participé à faire connaître Ahmad Shah Massoud aux Français a rejoint son ami, là où reposent les honnêtes gens.



A l’heure où, sur certains sites consacrés à l’Afghanistan, on voit resurgir des messages d’Afghans qui préfèrent oublier que, sans Massoud, leur pays serait encore sous le joug des taliban, celui qui avait participé à faire connaître Le Lion du Panshir a décidé de jeter l’éponge.




Ils allaient bon train ces derniers temps, les messages haineux à l’encontre de la seule personnalité politique afghane qui aurait été à même de mener son pays sur le chemin d’une vraie démocratie. Avec aplomb, leurs auteurs se livraient, par le biais des forums, à une danse macabre sur la dépouille d’un homme assassiné le 9 septembre 2001. Le reste de mauvaise conscience qu’ils éprouvaient à se ranger dans le camp des taliban plutôt que dans celui de la résistance se trouvait balayée en attribuant à Massoud des crimes dont il n’était pas l’auteur, des ambitions qui n’étaient pas les siennes, le réduisant à un chef de guerre comparable à Sayaff ou à Gulbuddin Hekmatyar, deux assassins, des vrais ceux-là, respectivement valet des services secrets de l’Arabie saoudite et du Pakistan. Massoud n’était le valet de personne, voilà qui était bien emmerdant !

Ceux qui crachaient sur Massoud s’empressaient d’y associer Ponfilly, sans jamais le nommer (quand on est lâche, on l’est jusqu’au bout). Ainsi pouvait-on lire récemment « Massoud était loin d'être le héros dont certains esprits bien-pensant nous décrivaient à longueur d'articles, de docus et de films… »

Ponfilly n’était pas un esprit bien-pensant, c’était un homme honnête. Un grand reporter qui avait mis l’humain au cœur de son métier, et qui n’hésitait pas à s’insurger quand des confrères préféraient répercuter la propagande initiée par les services secrets pakistanais et qui servait si bien les intérêts de la politique menée par le Quai d’Orsay, plutôt que de dire la réalité du terrain, la réalité tout court.

La correspondante du Monde en poste à Islamabad peut se réjouir aujourd’hui, elle ne recevra plus de courrier rageur de celui qui reçut le Prix Albert Londres. Elle qui répond toujours qu’elle n’a de leçon de journalisme à recevoir de personne mais qui s’est toujours trouvée, en bon serviteur de la République française, à « justifier » des politiques menées dans l’ombre avec des articles complaisants, pourra enfin le faire sans jamais plus être interpellée. La légion d’honneur qu’elle reçut le 14 juillet 2001, Ponfilly n’en aurait pas voulu. C’est sans doute ce qui différencie un journaliste libre et honnête d’un journaliste en service commandé.

Christophe, de simple confrère, était devenu un ami. En 1999, j’étais allée l’interviewer après la sortie de Massoud l’Afghan. « Etes-vous déjà allée en Afghanistan », m’avait-il demandé. « Jamais », lui avais-je confié. Et dès lors, il était devenu essentiel pour moi d’aller à la rencontre de cette résistance qui de toute apparence était admirable mais dont il me fallait vérifier la réalité tant tout cela semblait trop beau pour être vrai.

J’irai finalement au cours de l’été 2000 dans la vallée du Panshir. J’y rencontrerai Massoud tandis que les taliban venaient de lancer une offensive majeure. Et je dus bien admettre que le film de Christophe était fidèle en tous points à la personnalité du commandant du Front uni et de l’âme de ces Afghans du Panshir, résistant dans le plus grand dénuement, mais avec quelle dignité… et un humour à toute épreuve.
Il n’y avait rien à changer à « Massoud l’Afghan » pour être juste. C’est un film touché par l’état de grâce. Un film honnête sur d’honnêtes gens. Cela, les téléspectateurs français l’avaient compris. Et Massoud devint populaire en France, auprès des petites gens qui se passaient de la lecture du Monde, grand bien leur fasse, puisqu’ils étaient mieux informés ainsi – ce qui peut paraître paradoxal. Massoud était aimé des Français, mais la diplomatie française lui avait préféré les taliban, mis en place par le Pakistan, quatrième client en armement de la France.

Il fallait se battre, en France, à cette époque, pour diffuser des informations sur la résistance afghane quand le Quai d’Orsay, lui, faisait du lobbying sur la scène internationale et des pressions auprès des médias pour obtenir la reconnaissance officielle du régime obscurantiste de Kaboul.

Il était de bon ton alors, de ridiculiser les journalistes qui faisaient honnêtement leur boulot (voire quelques politiques, tels le général Morillon, Nicole Fontaine et Brice Lalonde), en les faisant passer pour des militants romantiques, béats et naïfs, et Christophe sera en première ligne.

Le 9 septembre 2001, celui dont la persévérance à vouloir faire de l’Afghanistan un pays souverain embarrassait plus d’une chancellerie, sera assassiné par deux faux journalistes tunisiens dont j’avais croisé la route et que j’avais filmés lors d’un déplacement en hélicoptère, ignorant alors quel sombre dessein était le leur.

Le 9 septembre 2001, le problème Massoud était résolu. La souveraineté de l’Afghanistan était reportée à une date ultérieure, le Pakistan et ses alliés y veilleraient.

Le 15 septembre, l’annonce officielle de la mort du héros de la résistance afghane ne laisse plus de place au doute. Ce jour-là, mon portable sonne, c’est Christophe. « Sa bonne étoile l’a quitté », me dira-t-il pudiquement. Puis, il saura trouver les mots pour m’ôter la culpabilité qui m’avait envahie de ne pas avoir mis à jour le plan des terroristes d’Al Qaeda et les conséquences néfastes que cela avait eu. Christophe était un confrère intègre et généreux, qui savait prendre le temps d’être là, en ami, quand c’était nécessaire.

« Ils ont un drapeau noir en berne sur l’espoir », disait Ferré à propos des anarchistes. Cette phrase, je me la répétais en pensant à cette foule anonyme et désoeuvrée qui reçut la nouvelle de l’assassinat de Massoud comme un coup porté à leur espoir infini.
Celui qu’ils avaient placé en Massoud. L’espoir de voir naître un jour une politique plus humaine, plus généreuse, quelque part sur un coin du globe, quand bien même celui-ci serait à des milliers de kilomètres de chez nous. Et ils furent nombreux à envoyer à Christophe des messages de condoléance, pour témoigner de leur chagrin.

Le maillage des militants, français et afghans, qui avaient soutenu le combat de Massoud se relâcha alors peu à peu.
Cependant, demeurait Christophe, ultime point de repère tangible. Témoin et donc mémoire incontestable d’une page d’histoire qui avait bien existé.
Aujourd’hui, nous voilà définitivement seuls. Les révisionnistes qui n’ont jamais abandonné le terrain de la désinformation ont désormais une autoroute devant eux.

Résonne encore sa voix, calme et inimitable, et cette interrogation glissée en commentaire d’un passage de Massoud l’Afghan : « Dans le tumulte d’images et de sons du monde moderne, tenir une caméra a-t-il encore un sens ? »

Cette quête de sens, qui l’a harcelé durant sa carrière, aura peut-être eu raison de lui.
Une chose est sûre, sans toi pour tenir la caméra, cela aura définitivement moins de sens.
Et nous sommes malheureux. Le sais-tu ?


Françoise Causse


Auteur de « Quand la France préférait les taliban – Massoud in memoriam », publié aux Editions de Paris – Max Chaleil.




par frambois'acide publié dans : ACTUALITES
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Samedi 27 mai 2006

Constitution d’un Réseau d’Education sans Frontières dans le Val d’Oise

 

Il y a urgence !

 Le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents tombera. Des milliers d’enfants, de jeunes et leurs familles risquent l’expulsion en masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis. Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom. Chacun avec les moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. S’ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police.

Nous ne laisserons pas se commettre des infamies en notre nom ! Nous vous appelons à signer et à faire signer la pétition en ligne. http://www.educationsansfrontieres.....

Nous vous appelons à apporter votre soutien et à prendre contact avec RESF95.

Adresse mail resf95@yahoo.fr.

 

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INFORMATION

AUX ECOLES ET ETABLISSEMENTS SCOLAIRES

Vous avez connaissance :

- d’un élève mineur dont les parents sont demandeurs d’asile ou sans papiers.

- d’un jeune majeur dans la même situation.

Alors n'hésitez pas à contacter le Réseau Éducation sans frontières

 

resf95@yahoo.fr

 

Un élève se fait connaître comme étant dans l’une de ces situations, quelle aide pouvez-vous lui apporter ?

 

Dans un premier temps :

     

  • Définir les adultes référents à qui l’élève pourra confier sa situation et qui pourront l'informer sur ses droits à qui l’élève pourra confier sa situation et qui pourront l'informer sur ses droits  
  • Définir l'action à mener qui peut être mise en place avec l'aide du réseau RESF local ci-dessus : dialogue avec la Préfecture, action juridique éventuelle, pétitions, mobilisation… qui peut être mise en place avec l'aide du réseau RESF local ci-dessus : dialogue avec la Préfecture, action juridique éventuelle, pétitions, mobilisation…  
  • Définir la mobilisation, de l’accompagnement à la Préfecture en passant par la médiatisation : 
  •  

     

    •  C lettre de l’équipe pédagogique (papier à entête de l’établissement et tampons officiels, signatures) à joindre à tous les dossiers en Préfecture,
    •  C pétition auprès des enseignants, des élèves et leurs parents, des personnes extérieures à l’établissement (voir avec le jeune et sa famille) pour exercer une pression sur les autorités et susciter un courant de sympathie et de solidarité,

    • C délégation en Préfecture (avec dépôt de pétitions et d’autres documents), accompagnement au Tribunal Administratif ou autre
    • C manifestation – campagne publique.
    à qui l’élève pourra confier sa situation et qui pourront l'informer sur ses droits qui peut être mise en place avec l'aide du réseau RESF local ci-dessus : dialogue avec la Préfecture, action juridique éventuelle, pétitions, mobilisation…  

Extrait de la circulaire concernant la scolarisation des nouveaux arrivants et des enfants du voyage :

 

En l'état actuel de la législation, aucune distinction ne peut être faite entre élèves de nationalité française et de nationalité étrangère pour l'accès au service public de l'éducation. Rappelons, en effet, que l'instruction est obligatoire pour les enfants des deux sexes, âgés entre six et seize ans, qu'ils soient français ou étrangers, dès l'instant où ils résident sur le territoire français. Les personnes responsables, au sens de l'article L.131-4 du code de l'éducation, d'un enfant de nationalité étrangère soumis à l'obligation scolaire, sont donc tenues de prendre les dispositions prévues par la loi pour assurer cette instruction. En outre, la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 20 novembre 1989, ratifiée par la France, garantit à l'enfant le droit à l'éducation en dehors de toute distinction qui tienne à sa nationalité ou à sa situation personnelle.

BO SPECIAL N°10 du 25 avril 2002 http://www.education.gouv.fr/bo/2002/special10/default.htm

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

95

 

Le mardi 10 mai dernier à Cergy, les organisations départementales présentes ont décidé la constitution du Collectif RESF95.

Les premiers signataires sont :

 

ATMF, ATTAC CERGY, FCPE, FSU, ICEM, LDH, LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT, RESOCI, SGEN-CFDT

Ce collectif est ouvert à toutes les organisations et tous les individuels qui veulent faire respecter le droit de vivre en France et de poursuivre leur scolarité pour tous les enfants, quelque soit leur origine et nationalité.

 

Ces derniers mois, les personnels, les parents et les élèves d’établissements scolaires ont obtenu de haute lutte la régularisation d’élèves et de parents d’élèves sans papiers que des lois iniques menaçaient d’expulsion. Des élèves que rien n’aurait distingués de leurs camarades si leurs vies n’avaient été gâchées depuis leur majorité par le refus des autorités de leur accorder le titre de séjour leur permettant de vivre normalement avec leurs familles. La mobilisation des personnels, des élèves et des parents, de leur quartier, les relais qu’ils ont su trouver auprès de personnalités locales et nationales, de centaines d’anonymes aussi, l’écho que la radio, la télévision et la presse ont parfois donné à leur action ont permis d’arracher ces jeunes à la clandestinité. Tout est bien qui finit bien pour ceux-là.

Pourtant, pour quelques cas résolus, des milliers d’autres jeunes, d’enfants, d’étudiants également subissent, eux aussi, le drame de la privation du droit à une existence décente, l’obsession d’être condamnés au dénuement et aux conditions de vie indignes auxquels sont réduits les sans-papiers.

Il est inconcevable d’imaginer nos élèves, les copains de nos enfants, menottés, entravés, bâillonnés et scotchés à leurs sièges d’avion pendant que leurs camarades étudieraient paisiblement Eluard (" J’écris ton nom, Liberté ") ou Du Bellay (" France, mère des arts, des armes et des lois ") ; et que, sans trembler, on effacerait des listes les noms et prénoms des bannis.

Il est du devoir des enseignants, des personnels des établissements scolaires, des élèves eux-mêmes et de leurs parents mais aussi des associations (parents d’élèves, défense des droits de l’homme, anti-racistes) et des organisations syndicales et autres d’agir pour tirer ces jeunes de la situation qui pourrit leur vie.

Mais agir aussi pour faire la démonstration aux yeux de nos élèves et de nos enfants, que les discours sur les " valeurs " ne sont pas des mots creux.

Agir, enfin avec les jeunes eux-mêmes. Qui, s’ils sont associés à des combats justes, renoueront avec des traditions de solidarité, de combat collectif qui leur permettront peut-être, leur vie durant, de faire en sorte que le monde dans lequel ils sont appelés à vivre soit ouvert à tous.


Adultes et jeunes des établissements scolaires constituent une force. Elle doit peser pour que cesse la situation d’exclusion que vivent les élèves sans papiers.

Nous appelons au développement d’un réseau de solidarité avec les jeunes sans papiers scolarisés,à l’image de celui qui existe au plan national.

Nous appelons toutes celles et tous ceux, jeunes sans papiers scolarisés, enseignants, personnels d’éducation, parents d’élèves, élèves et étudiants, juristes et avocats, mais aussi organisations syndicales, associations, partis attachés à combattre l’injustice et enfin tous ceux que révolte l’oppression à s’associer à cet appel, , à entrer en contact avec nous, à recenser les jeunes en difficulté, à constituer des équipes qui les aident à peser de tout le poids du milieu scolaire pour mettre un terme à des situations insupportables.

 

Il y a urgence !

Le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents tombera. Des milliers d’enfants, de jeunes et leurs familles risquent l’expulsion en masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis. Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom. Chacun avec les moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. S’ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police.

Nous ne laisserons pas se commettre des infamies en notre nom !

Nous vous appelons à signer et à faire signer la pétition en ligne.

http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=24

Nous vous appelons à apporter votre soutien et à prendre contact avec RESF95.

Adresse mail resf95@yahoo.fr

 

 

 

 

 

 

par frambois'acide publié dans : education
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Vendredi 26 mai 2006

Journée internationale contre l’homophobie

publié le 17 mai 2006

 Alors que le Parlement français vote une loi sur l’immigration qui restreint les droits des étrangers, Act Up-Paris exige que la France abandonne sa liste des pays sûrs à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie.

En 2006, l’homosexualité est illégale dans 90 pays et reste passible de la peine de mort dans 9 d’entre eux. Act Up-Paris est sans cesse contraint de se mobiliser pour empêcher l’exécution de personnes LGBT persécutéEs dans leur pays. Pourtant, non seulement le ministère des affaires étrangères se contente le plus souvent d’un silence complice, mais l’ Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), déboute toujours des demandeurs d’asile LGBT ressortissant de pays qui condamnent l’homosexualité.

La Convention de Genève de 1951 stipule pourtant que toute personne "ayant été persécutée ou craignant de l’être à raison" peut bénéficier du droit d’asile. En réalité, en France, pour prétendre au statut de réfugié, le demandeur se doit d’avoir créé une association pour la défense des droits des LGBT dans son pays d’origine ou, à défaut, démontrer (par les moyens les plus rocambolesques) en quoi son orientation peut lui être dommageable. On a vu des dossiers refusés parce que le demandeur n’était pas assez " visiblement " homosexuel.

Afin d’expédier plus rapidement les dossiers de demandeurs d’asile, l’OFPRA a établi le 30 juin 2005 avec d’autres pays de l’UE une liste de pays sûrs. Les demandes provenant de ces pays n’ont désormais plus aucune chance d’être traitées avec succès. Le fait que neuf de ces pays (le Bénin, la Bosnie Herzégovine, le Cap-Vert, le Ghana, l’Inde, le Mali, Maurice, la Mongolie ou le Sénégal) répriment ouvertement l’homosexualité n’est donc pas un critère pour l’OFPRA.

Même dans des pays où l’homosexualité n’est pas légalement réprimée, l’homophobie est la règle. En Russie, la première gay pride de l’histoire du pays doit se dérouler le 27 mai prochain : elle est actuellement menacée d’interdiction par le maire de Moscou. En Pologne, le nouveau Président de la République considère qu’il faut interdire la profession d’enseignant aux homosexuelLEs.

Cette deuxième édition de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie est l’occasion pour nous de réaffirmer l’urgence d’accorder aux LGBT l’égalité des droits partout dans le monde. Mais la France ne peut pas, dans l’état actuel des choses, faire l’impasse sur une reconnaissance accrue du droit d’asile pour les personnes LGBT persécutées.

Act Up-Paris exige :
 - du ministère de l’intérieur, qu’il retire dans les plus brefs délais une liste des "pays sûrs" criminelle     parce qu’elle n’est fondée sur rien et qu’elle menace la vie de nombreux LGBT à travers le monde.
- de l’OFPRA, qu’il ne puisse plus débouter du droit d’asile des ressortissants de pays où l’homosexualité est illégale ou passible de la peine de mort
- du ministère des affaires étrangères, qu’il condamne systématiquement les exécutions de personnes LGBT à travers le monde

Article publié par ACT UP http://www.actupparis.org/article2422.html

par frambois'acide publié dans : Sida
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Jeudi 25 mai 2006

Livre à lire de toute urgence : Alfred Dreyfus  de Vincent Duclert

Le livre a 1200 pages mais il est  très  riche et plein d'enseignement pour la période actuelle .

L'auteur parle d'Alfred Dreyfus dans tous ses aspects car l'Affaire a souvent été considérée comme plus importante que l'homme.  Les extraits de sa correspondance avec sa femme sont magnifiques et ils se sont soutenus l'un et l'autre avec leurs lettres d'amour ( A lire aussi : "ecris moi souvent, ecris-moi longuement..." aux éditions Mille et une nuit ). 

Les thémes pricipaux sont :  l'intégration   , la justice,  l'antisémitisme,  la République, la raison d'état, l'armée...

C'est aussi Alfred Dreyfus après son retour de l'ile du Diable et l'histoire de sa famille après sa mort.

Il met en évidence l'injustice de  la réintégration incomplète d'Alfred Dreyfus et V. Duclert propose son entrée au panthéon (extrait : "Il fut un modèle de citoyen défendant son droit à la justice. Il fut un modèle de patriote car il ne douta jamais de la capacité de son pays à aller vers la justice et la vérité. il fut un modèle de Français, ne reniant jamais ses origines religieuses mais plaçant au dessus d'elles les valeurs de raison et de progrès...")

C'est aussi l'hommage de Vincent Duclert  élève de Madeleine Rebérioux, grande Historienne et spécialiste de l'Affaire Dreyfus et de Jaurès.

Rappel : Vincent  Duclert est  l'auteur des ouvrages suivants :

"Dictionnaire critique de la république"  avec Christophe Prochasson

"Il s'est passé quelque chose ...le 21 avril 2002".....

A noter aussi pour le centenaire de la réhabilitation : une exposition au musée d'art et d'histoire du judaïsme

 http://www.mahj.org/fr/02_en_ce_moment/expo_dreyfus_alfred.php

et la création d'un musée Dreyfus à Medan dans les mêmes locaux que la maison Zola.

par frambois'acide publié dans : LECTURES
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