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Lundi 19 février 2007

Signez pour le respect du pluralisme !


Par Jacques Cotta, vendredi 16 février 2007

Lors de la campagne référendaire sur le traité constitutionnel, nous avons été à l’initiative de l’appel "le non censuré dans les médias, ça suffit !". Nous avions alors récolté en quelques jours plus de 18 000 signatures portées successivement au président de France Télévision, au Conseil supérieur de l’audiovisuel et à l’Elysée, au président de la république. Nous affirmions alors l’exigence démocratique élémentaire d’impartialité et de respect du pluralisme face à des médias qui en général ne laissaient paraître que les positions favorables à un traité que le peuple français rejetait quelques semaines plus tard. La démocratie qui nécessite le respect du pluralisme doit plus que jamais être défendue aujourd’hui, à la veille des élections présidentielles, législatives et municipales. Tous les candidats, quelle que soit leur importance ou leur appartenance doivent pouvoir s’exprimer dans les médias, non selon la règle de l’équité qui favorise les "gros", mais bien dans le respect de l’égalité républicaine. Même temps de parole pour tous, débats contradictoires en présence de journalistes qui exercent leur métier sans complaisance, voila le sens du texte que nous vous proposons de signer massivement.

Pour signer, CLIQUEZ ICI

In : http://www.info-impartiale.net/petitions/

par frambois'acide publié dans : Médias
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Lundi 19 février 2007

Si vous souhaitez savoir à quel candidat vous ressemblez

http://www.quelcandidat.com/

 

 

 

 

 

Pour moi, ça va car j'ai  échappé au pire.

par frambois'acide publié dans : POLITIQUE
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Lundi 19 février 2007

 

Eric Besson Le choix de partir

Spécialiste d'économie, il était chargé de chiffrer le projet socialiste mais vient de claquer la porte de la direction du PS en pleine campagne



Plus jamais, disait-il après le 21 avril 2002, il ne " baisserait la voix ", culpabilisé, comme nombre de socialistes, de s'être tu sur les ratés de la campagne Jospin. Quatre ans et une autre campagne plus tard, Eric Besson n'a pas haussé le ton, mais a claqué la porte, mercredi 14 février, de la direction du PS. Démissionnaire de son poste de secrétaire national à l'économie pour cause... d'" inorganisation " de la campagne Royal. Un " coup de poignard dans le dos ", hurlent ses pairs scandalisés, tandis que les élus de droite le bombardent de messages pour lui susurrer les mots " honnêteté " et " courage ". En quelques heures, son téléphone portable a été saturé : témoignages d'amitié, reproches et invectives, tentatives de conciliation, félicitations.

Retranché dans sa maison de la Drôme, Eric Besson, 48 ans, répète qu'il aurait " voulu partir sur la pointe des pieds ". Mais il n'a pas fermé l'oeil la première nuit, à l'affût de la moindre phrase déplacée qui le concernerait. Il y en a. Sur ses prétendues difficultés conjugales, par exemple, avec son épouse Sylvie Brunel, ex-dirigeante d'Action contre la faim, qui auraient expliqué son " pétage de plombs ". Eric Besson envoie alors un avertissement par courriel aux principaux dirigeants du PS dans lequel il menace de " répliquer " et conseille de " faire passer le message ".

" Je me tais ou je cogne ? " Il se posait la question dans les jours qui ont suivi son départ et se promettait de prendre cette décision " à deux, avec - sa - femme, après une longue marche ". C'est fait. Mercredi 21 ou jeudi 22, il tiendra une conférence de presse pour expliquer les " vraies " raisons de son départ. Coup de tête politique suicidaire ? Syndrome Jospin ? Le député, élu pour la première fois en 1997, avec ceux que l'on surnomma " les bébés Jospin ", suivrait-il les traces de son maître, dont il a soutenu avec vigueur la candidature pendant la primaire socialiste en 2006 ?

" Personne ne connaît M. Besson ", a tranché Ségolène Royal au lendemain de la démission de celui qui était chargé de gérer la polémique sur le chiffrage du projet socialiste. C'est vrai. Eric Besson est un second rôle. Mais il fait partie au sein de l'appareil d'une nouvelle génération, censée prendre la place des éléphants. Une " génération Hollande ", où se côtoient François Rebsamen, Anne Hidalgo, Malek Boutih, décrite dans le livre de Stéphane Bugat, Et si la gauche changeait (éd. Jean-Claude Gawsewitch, 2006).

Membre de la direction du PS, c'est à lui qu'échoit le poste de secrétaire national à l'économie qu'occupèrent, avant lui, Dominique Strauss-Kahn ou François Hollande. Lui qui pilote le rapport du PS sur les " inquiétantes ruptures de Nicolas Sarkozy ", un document de 95 pages à charge contre le ministre de l'intérieur. Lui que l'on promeut, dans la foulée du discours programme de Mme Royal à Villepinte, le 11 février, au rang de l'un des principaux " débatteurs " dans l'armée qui doit riposter à l'UMP. Lui qui assiste à toutes les réunions fermées.

Il est là lorsqu'en novembre 2005, deux jours après la fin du congrès du Mans, les membres de la direction signent dans un restaurant parisien un " pacte secret ". Un mois plus tôt, Ségolène Royal avait révélé ses ambitions. Mais ce jour-là, au Bistro de Paris, l'ancien ministre Daniel Vaillant, François Rebsamen, numéro deux du parti, Bruno Le Roux, responsable des élections, Jean-Noël Guérini, qui règne sur la fédération des Bouches-du-Rhône, parmi d'autres, s'interrogent sur le futur candidat. Et Rebsamen conclut : " Nous devons sceller un pacte. Si on veut vivre ensemble, il n'y a que deux cartes possibles : Hollande ou Jospin. " Tous les convives acquiescent.

Arrivé en France de son Maroc natal à l'âge de 17 ans, Eric Besson n'a pas toujours baigné dans le socialisme. Fils d'un officier de l'armée de l'air mort trois mois avant sa naissance et d'une institutrice, il est envoyé par sa famille, catholique pratiquante, quatre ans chez les jésuites. " Un pensionnat rude, quasi militaire, mais très ouvert intellectuellement, un lieu de débat et d'apprentissage du libre-arbitre, comme dirait Jospin ", sourit-il. Etudiant à Sciences Po, où il eut comme professeur, à peine plus âgé que lui, un certain François Hollande, il " approche " le PS, mais se dit rebuté dès la première réunion. " La première chose qu'on m'a demandée, c'est de quel courant j'étais. " Il se rabat sur Faire, un cercle rocardien.

Plus tard encore, il adhère au club deloriste Témoin, dont font partie François Hollande et Ségolène Royal. Il finit par prendre sa carte au PS en 1993, en pleine débâcle électorale des socialistes. Commence une carrière politique à Donzère, dans la Drôme, où il est élu maire en 1995. Sa fille aînée, Alexandra, s'en vengera en écrivant à l'âge de 13 ans, sous le pseudonyme d'Ariane Fornia, sur sa " manière de gâcher sa vie " et celle de sa famille à travers son engagement (Et Dieu créa la femme, Denoël, 2004).

Proche, un temps, de Martine Aubry, il admire surtout François Hollande, " intelligent, lumineux, synthétique, drôle ". Mais finit par choisir Jospin pour l'investiture en 2006, lassé des atermoiements du premier secrétaire du PS. " Son image ne décollait pas. Je pensais qu'il n'y arriverait pas et devrait attendre 2012. " Lui-même se décrit comme un " réformiste viscéral ". Pas tout à fait un technocrate, ou issu comme d'autres du sérail politique. A 20 ans, lorsqu'il échoue à l'ENA, il s'offre une demi-page de pub dans Le Monde pour s'en vanter et annoncer qu'il fera carrière autrement.

Il travaille dans le secteur privé, Renault véhicules industriels, crée un petit journal, Challenges (aujourd'hui propriété du groupe Perdriel), devient chasseur de têtes. Ambitieux, il cherche le moyen de se hisser dans la cour des grands. Un voyage aux Etats-Unis lui fait découvrir les " clubs générationnels ". De retour à Paris, il fonde le Club des 40, réservé aux jeunes dirigeants les plus en vue. Jean-Marie Messier, l'ex-PDG de Vivendi, devient son ami. Il lui présente un jeune élu de droite, un peu en déshérence : Nicolas Sarkozy.

Une clé nécessaire pour comprendre, au-delà de la joute politique, les déclarations sibyllines du candidat de l'UMP, qui s'est réjoui à sa façon, le 16 février, des déboires de la campagne socialiste. " M. Besson, je le connais (...) J'ai beaucoup de respect pour lui et même (...) j'ai de la sympathie pour lui. " Susceptible, Eric Besson sait aussi être provocant : " Sarkozy, c'est quelqu'un que j'ai combattu, et apprécié. Ecrivez-le. "

Isabelle Mandraud

© Le Monde

 

Il est aussi l'auteur du texte suivant :

par frambois'acide publié dans : POLITIQUE
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Dimanche 18 février 2007

 

Un blog va disparaître. Voci l'adresse : http://www.blogprof.fr/

Le texte ci dessous est son dernier message.

 

 

La vie palpitante d'un prof en ZEP


C'est la fin du blog.

Une procédure disciplinaire est engagée contre moi par le principal du collège.

Il me reproche principalement d'avoir divulgué un moment d'un conseil de discipline, des insultes à son encontre et à l'encontre d'autres personnels dans les commentaires des billets par des visiteurs, d'avoir déformé certaines situations que je rapportais, et globalement de donner une image très négative du collège et de la façon dont il est géré. Cette procédure pourrait déboucher sur un blâme et une mutation d'office.

Je pensais être parvenu à respecter mon devoir de réserve, je pensais être honnête dans ce que je rapportais et dans la façon dont je le rapportais. Apparement je me trompais.

Vous pouvez laisser des commentaires (modérés, évidemment) sur ce dernier billet ou me contacter par mail : blogprof /at/ voila.fr

http://www.blogprof.fr/

par frambois'acide publié dans : DIVERS
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Dimanche 18 février 2007

 

Demain, la gauche
 
Le PS doit se montrer aussi fidèle aux salariés que la droite l'est au Medef
 
epuis trente ans, trois tendances destructrices déchirent la société française et se jouent des alternances. La tendance économique à l'accroissement des écarts de revenus creuse les inégalités. En deux décennies, le capital a pris environ dix points aux salaires dans la valeur ajoutée. Rosa Luxembourg disait jadis que « si toute la population savait, le régime capitaliste ne tiendrait pas vingt-quatre heures ». Aujourd'hui, seule un olympe de gagnants tire son épingle du jeu. C'est une fabrique à colère dont les émeutes urbaines ont donné un aperçu.

 

Il en découle la tendance à l'implosion de la société de classes. La peur du déclassement pour soi provoque l'évitement des autres, surtout lorsqu'ils appartiennent à la catégorie sociale immédiatement inférieure. Les classes moyennes se « smicardisent », les couches populaires se « RMi-sent » - partout, c'est la lutte pour l'accès à l'emploi (même précaire), à l'école (fût-elle privée) ou aux transports (pour ne pas être assigné à résidence).

Dans le débat public, enfin, les thèmes de l'extrême droite ont le vent en poupe. De l'amalgame immigration-insécurité à la dénonciation des experts, tout l'attirail idéologique de Jean-Marie Le Pen est recyclé. Pendant ce temps, le Front national se réfère à Valmy ! Dans cet étrange chassé-croisé, il n'a rien à perdre, mais les partis républicains prennent le risque de se perdre.

Pour notre génération, celle des trentenaires, l'élection présidentielle se résume à un enjeu : peut-on stopper et inverser ces régressions ? De la droite, il n'y a rien à attendre car elle a intérêt à leur aggravation. La société précaire se laisse dévorer par la peur des autres (l'immigré, le voisin, le collègue de bureau) et par la haine de soi (du modèle français dont le déclin est proclamé). Dès lors, un parti et son chef peuvent se fixer pour mission de faire la part des « méritants » et de la « racaille ». C'est la ruse UMP : jouer les Père Fouettard pour imposer le libéralisme à un pays qui n'en veut pas.

Le Parti socialiste n'incarnera le changement que s'il se montre aussi fidèle aux salariés que la droite l'est au Medef et comble le fossé entre gauche parlementaire et gauche protestataire. Nous souhaitons qu'il propose rapidement un contrat de mandature à nos partenaires habituels, ainsi qu'aux associations et mouvements de l'« autre gauche ». Ne choisissons pas entre Marie-George Buffet et José Bové, rassemblons-les ! Le refus du libéralisme économique et de ses impasses est le seul ciment des électeurs de gauche. Ne pas le comprendre peut faire illusion voire élection, mais au final suscitera la déception. Plus que d'une « politique autrement », il y a besoin d'une autre politique.

Répondre à l'urgence sociale - emploi, salaires, éducation, logement, services publics - est notre devoir collectif. Mais pour qu'être de gauche garde un sens, il faut aussi mettre en place, sur plusieurs terrains, un nouveau rapport de forces avec tous nos adversaires.

1 - L'Etat pour préparer l'avenir. Les dégâts de la décentralisation libérale sont connus : compétences brouillées, financements asséchés, territoires en rivalité, élus stigmatisés. Réformer l'Etat ne signifie pas le saborder. Pour qu'il respire et les collectivités avec lui, une pause dans les transferts de charges au « local » est indispensable. Gare aussi aux sirènes régionalistes : devant l'exigence d'égalité, le Limousin n'est hélas pas l'Ile-de-France ! C'est à l'Etat républicain - qui ne doit pas devenir un Etat fédéral - de garantir la solidarité et d'assurer le pilotage stratégique de l'économie, de l'industrie, de la recherche. Encore faut-il lui permettre d'investir, d'impulser et de prélever ! Où sont les TGV et les Ariane de demain ?

2 - La laïcité pour vivre ensemble. Relayées par de nouveaux obscurantismes religieux ou communautaires, les critiques contre le progrès scientifique sont légion. Il est urgent que la laïcité fasse son retour - d'abord à l'école et à l'hôpital - comme un principe de hiérarchisation. Les droits de l'homme et la dignité de la personne ne sont pas solubles dans le relativisme culturel.

3 - L'Europe pour protéger et peser dans la mondialisation. Libre-échange maximal, régulation minimale - la vision anglo-saxonne a pris le pouvoir à Bruxelles. Dans ce contexte, le non au traité constitutionnel peut être un levier si l'on sait s'en servir. Plaçons les libéraux face à leurs responsabilités : sans la prise en compte des revendications pour une Europe sociale, plus interventionniste - dans le domaine commercial avant tout -, c'est l'Union qu'ils assassinent. Expliquons à nos partenaires notre besoin commun d'une souveraineté européenne dans la mondialisation. Et donnons-nous dix ans pour réorienter l'Union et la muscler face à la Chine et aux Etats-Unis.

Voilà ce que l'on est en droit d'attendre de la gauche quand on a 30 ans... et plus. Qu'elle soit à la hauteur de son histoire et qu'elle n'ait pas honte de ses valeurs. Transformer ou subir, à elle de choisir.

Guillaume Bachelay et Emmanuel Maurel
 
In Le Monde, 14 février 2007
par frambois'acide publié dans : POLITIQUE
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